Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Mes lecteurs les plus fidèles ne sont pas sans ignorer les us et coutumes qui régissent ce magnifique blogounet. Cependant, pour les p’tits nouveaux, je vais quand même répéter une fois de plus le vieil adage whynotien :
« quand la bonne zik est en intro,
tu peux être sûr que l’texte est gros ! »
Mais ne fuyez pas tout de suite pour autant, je n’ai pas l’intention de faire long aujourd’hui. Si la zik est effectivement introductive, c’est qu’elle résume parfaitement le ton du papier du jour…
Voilà, c’est fini…
Bien que tout soit dit, ou plutôt (bien) chanté, je me sens tout de même poussé à développer certains points… Vous me direz, « pas obligé, on a bien compris que c’est personnel, on n’est pas si cons quand même ! » C’est pas faux…sans pour autant être tout à fait exact !
Premièrement, la notion de « personnel ». C’est vrai qu’un couple, puisque c’est bien de cela dont il s’agit, est une histoire entre deux personnes…à moins d’être échangiste (ce que j’avoue être…mais uniquement dans les bourses du même nom consacrées à la bd). Un couple à trois est beaucoup plus difficile à gérer, or c’est ce que nous formions : elle, moi et la blogosphère…
Dès le début, ma zamoureuse, pardon, mon EX zamoureuse me l’avait dit : « pour vivre heureux, vivons cachés ». Du fait qu’elle et moi avions un blog, il était évident que nos lecteurs feraient vite le rapprochement. Ce qui l’était moins, mais qui était cependant à craindre, était qu’ils fassent l’amalgame entre ceux-ci. Craintes justifiées.
C’est vrai qu’au début, nous avons un peu joué sur cette ambigüité… surtout moi d’ailleurs, je l’admets. Elle, de son côté, faisait quasiment abstraction de notre histoire dans ses écrits. A bien y réfléchir, c’est elle qui avait raison. En fait, nous nous somme assez rapidement fixés des interdits tacites, un genre de censure : éviter tous sous-entendus sur notre relation. Peine perdue, d’autres s’en sont (régulièrement) chargés…
Deuxièmement, le « on n’est pas si cons ». Non, pas tous, n’exagérons rien. Mais si je n’ai AUCUNE rancœur, je ne parviens tout de même pas à digérer une certaine aigreur (pas de panique, ça va passer). Les « qui ? Des noms ! », les « Ah ben pas moi en tous cas » et autres « han, l’enculé, il parle de moi là », rien à carrer, je ne me lancerai pas dans ce genre de débat stérile.
Mais bon, il est clair que la « starification » de notre idylle de la part de certains a joué dans son « sapage » (comprendre : ça a pas aidé), mais pas que… Ce n’est qu’une raison parmi mille et une autres :
800 (nbe de km qui nous séparent)
+ 200 (nbe d’€ que coûte l’aller-retour en train)
+ 1 (aucun de nous n’est vraiment prêt à s’engager dans une relation « suivie »)
= 1001 (le compte est bon)
Le cœur à ses raisons que la raison ignore dit on, l’inverse peut être vrai aussi : le cœur doit savoir s’effacer devant la raison…
Mais n’ayez crainte, nous nous séparons en bons, en EXCELLENTS termes même, l’amour s’est juste mué en une profonde amitié (ce qui devrait être le cas dans chaque rupture, si chacun y mettait du sien !)
En tellement bons termes qu’elle envisage même de revenir à Vitryol, histoire de saluer quelques blogueurs (et d’éventuellement se reprendre une tôle au tarot), et de mon côté, j’espère pouvoir aller passer quelques jours en vacances au bord de la mer…si elle ne me fait pas payer la location du canapé !