Bon, ben puisque vous insistez, voilà ce à quoi vous avez échappé (je vous aurais prévenu...) :
- bonjour mademoiselle, un billet pour Dallas s'il vous plait.
- Bien sûr, vous partez quand ?
- dès que possible, je suis attendu pour l'apéro ce soir.
- il y a un vol dans un quart d'heure...
- sur Air-France j'espère, je ne supporte pas de voyager sur des compagnies qui n'affichent pas des tarifs exorbitants, voire prohibitifs !
- oui, oui, sur Air-France.
- ok, à ce moment là je prends, mais en première classe hein !
- désolé monsieur, il n'y a plus de place...
- je ne vous crois pas, montrez voir la liste des passagers
Bon, elle a refusé puis, axe aidant, j'ai laissé le charme agir et elle a cédé. Effectivement, il n'y avait plus une place disponible dans la classe la plus digne de mon rang. Mais j'y ai quand même relevé un nom au hasard, M. Teuquob, celui qui allait me céder sa place
- houlà, vous embarquez M. Teuquob sur un de vos appareils, vous avez pas peur vous dites donc ! En fin de compte je suis bien content qu'il n'y ai plus de place dans votre cercueil volant tiens !
- je ne comprends pas...
- Teuquob, Al Qaïda, Ben Laden, Francis Lalanne, ça vous dit rien peut-être ?
- ben...
- mais ma pauvre enfant... On parle tout de même de Teuquob là, celui là même qui fut le bras gauche de l'assistant du voisin d'un cousin de l'aide de camp du huitième lieutenant de Ben Laden en personne là, vous le savez ça quand même !!!
- et Lalanne ?
- je ne peux rien vous dire, ces informations vous mettraient vous et vos proche en grand danger. Mais pour la sécurité de vos passagers, arrangez-vous pour faire descendre ce dangereux criminel de l'avion...
(Ce qu'elle fit rapidement. A cette heure, le pauvre Teuquob doit encore être entre les mains de la police)
- du coup, vous avez une place de libre maintenant, non ? Ben je la prends !
13h35, décollage de Panam, une "petite" étape de 3h25min à Atlanta et 1h26 plus tard, j'aterrissais au Dallas Fort Worth Airport. Bon ben plus qu'à trouver Christies maintenant...
Pas con (et doué d'une logique imparable), je suis entré dans le premier troquet :
- 'evening, heu... scuse moi to disturb you, do you connaître Christies ? She is small, she have some lunettes and she is native from Vitryol, you know, the town of Whynot ?
- don't 'derstand, what da ya want ?
- Ok... You have some 1664
- what ?!?
- nothing, toi giving beer to moi and vite please
Apparemment, je suis tombé sur un barman qui ne parle pas très bien sa langue... J'ai donc vidé ma bière (dégeu, vous pensez, même pas belge) et me suis dirigé vers un autre troquet afin de poursuivre mes recherches. Le résultat fut sensiblement le même (mais la bière était meilleure...mais toujours pas belge)
Au bout du quatorzième troquet, une lueur d'espoir est apparue dans mes yeux (définitivement magnifiques), enfin un indice : au bout de la quatorzième, la bière US devient buvable...
15ème bar :
- Aïe, puisque you don't conocer la frauleïn Christies, give me donc a beer qu'on win du temps my friend
- you too much drank, no more alcohol for you, man...
- well, it's not false, where can I trouve un hotel pliz ?
L'autre m'a appelé un taxi. Coup de bol, j'ai une connexion potable dans le motel... mais aucune trace de Christies ! Du coup je ne vais pas m'attarder et je reprends l'avion direct demain matin. Mais bon, comme il me reste quelques jours de repos, je ne vais sûrement pas rentré à Vitryol maintenant. On verra ça demain, pour l'instant j'ai juste envie d'une spécialité locale (un quintuple burger comme on en fait ici)...et de trois boites d'aspirine. BEUARK...