Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur !
Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
"Mais du retour de qui, elle s'émeut la savane, exactement ?" vous demandez-vous sûrement, misérables cuistres sans vergogne que vous êtes (pas tous, mais y'en a quand même un ou deux parmi vous, fidèles lecteurs). Si la savane retentit de mille clameurs de joie, c'est pour souligner le retour de son écho ! Et oui, "l'écho des savanes" est reviendu !!! YOUPIIIIIIIII (je vous prie de bien vouloir excuser ce cri spontané d'allégresse, mais il est super content le Whynot) !
Pour ceux qui auraient l'outrecuidance de ne pas connaître "l'écho des savanes" (les cons) apprenez que c'est juste le meilleur magazine que cette planète ait connu (bon, sur ce coup là, j'avoue mon total manque d'impartialité). J'en suis fan de la première heure ! Ou plutôt de la deuxième, en effet, lors de sa sortie, en1972, j'étais un peu pas né encore... Mais depuis, grâce notamment à eBay, je rattrape mon retard et complète régulièrement ma collection !
C'est en mai 1972 exactement qu'a lieu la signature, à Berlin est, du traité sur la circulation entre la RDA et la RFA, événement quelque peu éclipsé par la parution du premier numéro de "l'écho des savanes", magazine crée par trois inconnus : Claire Bretécher, Marcel Gotlib et Nikita Mandrika (qui malgré son prénom est bel et bien un homme). De sombres inconnus ayant été chacun été récompensés par le grand prix de la ville d'Angoulême, respectivement en 1983, 1991 et 1994 !!!
Ce n'est pas la première fois que "l'écho" disparaissait des kiosques, mais tel le phoenix, il est toujours (attention, exercice interactif : veuillez conjuguer le verbe "renaitre" ou temps qu'il convient, moi j'abandonne) de ses cendres. Il a ainsi disparu en janvier 82 pour réapparaître en novembre de la même année. Deux ans plus tard, nouvelle formule, "l'ebdo (avec un "e") des savanes", un cuisant échec ! J'en ai quelques numéros et je confirme : c'était bien pourri comme formule !
Or, sa précédente disparition remontait au numéro 266, daté de décembre 2006. Et voilà t'y pas que mercredi dernier, au détour d'un papier paru sur le blog de deux"embullés notoires", j'apprends que le retour de mon magazine préféré était prévu ce 27 mars dans toutes les bonnes maisons de la presse !
L'info assimilée (et vue l'ampleur, il m'a fallu un certain temps), j'ai éteint l'ordi, me suis précipité dans la Whynot-cave (sorte de bat-cave mais en vachement mieux quand même) et après avoir bondi dans Neu-neuf, me suis précipité en direction de Vitryol... jusqu'au portail de ma vaste propriété. C'est à ce moment que je me suis dit deux choses : premièrement, aujourd'hui on est le 26, et deuxièmement, putain, quel con !
Le jour J, j'étais chez l'accorte, commerçant dont je tairai le nom (afin de ne pas faire de pub au Khédive, 38 rue du pont, 51300 Vitryol-City) pour acquérir l'objet de toutes mes convoitises refoulées (pensez, après plus d'un an d'abstinence). Quelle ne fut pas ma déception quand le commerçant (qui m'a alors paru vachement moins accorte) m'a répondu, avec un fort accent champenois (parait-il), "ah ben non, mon bon monsieur, on ne l'a pas encore reçu. Demain, ou lundi..." Ne me déparant pas de mon légendaire flegme, que tout britannique est en droit de m'envier, je fis part de ma surprise et remercia l'individu, "espèce de sale con, je reviens demain et je crame ton bouiboui s'il n'y a pas ce que je veux !!!"
Mais bon, puisque j'étais sur place, il aurait été dommage de faire un aller-retour... J'ai donc sorti ma tente du coffre de Neu-neuf afin de prendre mes quartiers sur le trottoir jouxtant l'échoppe, pour être sûr d'être le premier servi. Mes compagnons de Dom Quichotte et moi même adorons les plaisirs simples du camping... A l'aube, j'ai agressé demandé à nouveau "mon précieux" (Golum, il faut citer ses sources), cette fois il était là ! Une fois mon bien acquis, je suis rentré au Whynot-castle pour renouer avec ma lecture préférée, celle de "l'écho"...
Premier constat : cette année d'absence ne lui a pas profité, il a pas mal maigri : 114 pages de moins pour être précis... Et ouais, ça calme ! Mais relativisons, le nombre de pages perdues correspond (à peu près) au nombre de planche que contenait l'album de bd (complet) qui a désormais disparu du cahier central de la nouvelle formule. C'était le petit plus (ambitieux) de la formule d'avant, faire (re)découvrir un album bd qui a fait les beaux jours du neuvième art en son temps. Cruelle déception (première d'une longue série... de deux !)
Second constat : une couverture de Vuillemin, un encadré d'Hélène Bruller, deux annonces présentant des reportages à la con, pas de doute, MON "écho" est bel et bien de retour !!! Cette "ixième" formule s'enrichit d'un nouveau slogan : "le premier magazine d'investigation jubilatoire"...
Je tourne la première page du magazine, un peu comme Jean Pierre Koffe le ferait avec un bouquin de cuisine : en tremblant de partout (à part que dans mon cas, c'est uniquement du à l'émotion) ! Première page, première surprise, l'édito (finement nommé "on est prié de rire") n'est pas signé Hervé Desinge, mais Didier Tronchet, le nouveau rédacteur en chef.
Et ça continue plutôt pas mal : 4 planches deVUILLEMIN (top classe cette vidéo), suivies d'une de Wolinski, une de Autheman , de Pochep et trois de Jul avant le premier article : la guerre du rire. Et ça repart de plus belle avec quatre planches de HéLèNE BRULLER, un micro-trottoir sur "les accidents de l'amour" (pas facile d'être un homme parfois...) que précède six planches de mon petit chouchou : Ivan Brun...
Ce type est simplement un extra-terrestre ! Ces mini-récits sont toujours construits suivant le même schéma, quelque soit le nombre de planches : il n'y a aucun dialogue, justes quelques dessins dans les bulles afin d'aider à la compréhension de l'histoire, et c'est tout ! Autre point commun à toutes ses bd (tout du moins celles que j'ai eues la chance de lire), c'est le mal-être qu'on ressent, elles dérangent, elles mettent mal à l'aise... Elles donnent à réfléchir, le lecteur n'en sort jamais indemne, bousculé qu'il est en étant mis face à l'horreur pourtant bien réelle du quotidien... en six mots : il est trop fort ce mec !
Une fois remis du malaise provoqué par Brun, on retrouve tour à tour Fabcaro, Pedrosa & Sybiline, Planchon, Brummaire & Salma, Ralph König (assez "spécial ça), Reuzé, Camille, etc. Bref, un pure moment de bonheur pour un fan assidu de (bonne) bd comme je le suis moi-même !
Mais, car il faut bien claquer un "mais" de temps en temps, c'est vers la fin de ma lecture qu'est apparue ma seconde ENORME déception... Il a aidé à faire de ce magazine la légende qu'il est devenu, mais il est pourtant absent de cette nouvelle formule : "le strip tease des copines"... Alors là, c'est le choc ! Bien que remplacé par un pale ersatz, "ma copine au téléphone", c'est quand même pas pareil...
Mais une fois le magazine refermé, comme pour se rattraper du sacrilège, il y a quand même une pub pour Heineken, c'est déjà ça... mais c'est bien peu !
Ma lecture achevée, je peux laisser trainer cet exemplaire de "l'écho" sur la table basse du salon. On sait jamais, si je reçois des invités... Un peu comme le nanti laisserait trainer nonchalamment le dernier "Financial Times", juste pour qu' "on sache que..." Quant à mon second exemplaire, il est archivé avec les centaines d'autres, dans une pochette en plastique... Moi, maniaque ?!? Naaaaaaaan...
En conclusion, je dirais simplement que je suis heureux de pouvoir lire à nouveau mon mensuel préféré, que ça fait plaisir, que "je me sens bien"... et en anglais ça donne :
Trop longtemps que je n'avais pas écouté ce titre, HMMMMM comment ça fait du bien ça !!!
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Après y'a pas 36 moyens pour ne plus l'être : acheter l'écho en vitesse !!!<br />
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A
axel
07/04/2008 09:43
Ben moi je suis trop jeune pour connaitre ce magazine mais pas con pour autant. J'vais demander a mes parents si j'peux jeter un oeil pour voir, tu m'as donné envie de regarder d'un peu plus près. J'te dirais quoi après.
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Aucune raison que tu sois déçu mon jeune ami ! Aucune raison non plus pour que les parents refusent, le magazine estbeaucoup moins axé cul qu'il le fut à une<br />
époque<br />
(et je précise que déjà à cette époque, je l'achetais pour les bd, qu'on ne se meprenne pas !!!)<br />
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S
Sabine
07/04/2008 09:30
Un article un peu long mais m'en fou suis en vacances !!!! Alors j'ai pris le temps de déchiffrer et ben connais pas ton truc...Mais par curiosité j'irai voir !!!!Habitant juste à côté d'Angoulême, ça fait 4 ans qu'il faut que j'aille au salon de la BD, p'tete que je comprendrai après !Super Zik!
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HABITANT A COTE D'ANGOULÊME ?!?!?! Et c'est maintenant que tu le dis ?! Heu... t'as une chambre d'amis ? Nan parce que j'ai désespérément cherché un endroit ou<br />
squater en janvier dernier, sans résultat ! Du coup ce fut la première fois en sept ans que je n'y suis pas allé...<br />
Alors, ça serait pour une période de 5 à 6 jours, je suis discret et sais me faire tout petit, je mange peu (mais prends l'apéro, on n'est pas des bêtes non plus) en contre partie je te ferai faire<br />
le festival d'Angoulême (et la partie of aussi, nous les nantis aimont la jet-set) !<br />
Prends ton temps, il te reste une dizaine de mois pour te décider quand même !<br />
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