Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Bien le bonjour à vous, fidèles lecteurs, et plus particulièrement à vous, fidèles lecteurs mélomanes ! En effet, aujourd’hui, on va parler musique, on va parler de bonne musique même (ma pudibonderie exacerbée m’empêchant de dire « putain de bonne zik qui déchire » ; et pourtant (…))
Je vous faisais part ici même il y a quelques temps, de mon dernier coup de coeur musical en date, "t’en souvient-il ?"
J’évoquais dans ce papier Mogwaï. Aucun rapport avec les p’tites boules de poils chères à Joe Dante et qu’il ne faut pas arroser, exposer à la lumière et nourrir après minuit (quand le premier opus est sorti sur les écrans, j’avais 10 ans et moi aussi je voulais un gremlins pour Noël). Bref, Mogwaï est un pur groupe écossais de rock « cohérent » (ce qui pour moi signifie « pas de braillements gutturaux soutenus par une cacophonie électriquement saturée » comme une large majorité de groupe qui se qualifie de « rock » et que j’assimile à de la soupe).
Ceux qui possèdent « un disque dur à capacité limitée » (une mémoire de poisson rouge, un peu comme moi quoi), peuvent toujours aller se le rafraichir ICI, pour se faire une idée du talent de ces écossais (preuve audio-vidéo à l’appui). Un talent qui n’a d’ailleurs pas échappé à l’oreille de Kefran à qui j’ai fait écouter l’album au saut du lit lors de son dernier passage à l’hôtel « le maisoniat » (5 étoiles) !
(attention, séquence « my life » :) Quand je me couche le soir, que mon ange n’est pas là, j mets l’ordi à côté du lit, lance le lecteur Windows media® sur un titre au hasard et je dors en musique jusqu’au petit matin
Sauf que des fois, durant la nuit, je me réveille (souvent même) et qu’il m’arrive de tomber sur un petit chef d’œuvre… pensée diamétralement opposée à celle que doit avoir mon ordi ! Parce que quand je me réveille en pleine nuit, la tronche striée par les marques que m’a laissées l’ami Hochon (Paul pour les intimes), que mon haleine ressemble plus à celle que dégage un fennec mort depuis quelques jours qu’au parfum subtil de l’herbe (la grasse, pas la « moquette ») fraîchement coupée, et qu’en plus je pose mes yeux tout plissés sur lui (pour noter le nom de l’interprète) ne montrant qu’une infime partie de mon iris, là, l’ordi, il doit se dire qu’on est loin du chef d’œuvre… ou alors un Picasso… dans sa période orange d’halloween… alors qu’il était agonisant…
Bref, c’est de cette façon qu’il y a peu, j’ai découvert « Out of season », premier album solo de Beth Gibbons, en colaboration avec Rustin Man (ce dernier n’est autre que Paul Webb, ex-bassiste de Talk-talk), un pur (mais court, moins de ¾ d’heure) moment de bonheur que cet (album paru en 2002) !
Dès le premier morceau (mysteries) on est littéralement transporté, c’est planant, c’est beau, c’est pur… et quelle voix !!! Au second titre, on se dit qu’il y a un buzz, forcément, « cette chanson, je la connais ! » Oui, mais d’où ? Je n’en sais toujours rien… mais quelle voix ! Et quel rythme aussi, le rythme langoureux de la chanson précédente a laissé place à quelque chose de beaucoup plus entrainant, genre zik fin 70’s avec toutefois la présence de sonorités électroniques. Et ça s’enchaine comme ça sur 10 morceaux aux ambiances bigarrées, ça flirte avec tous les styles… et c’est bon ! (quoique, un peu plus rock, ça n’aurait pas été plus mal)
Et c’est au dernier titre qu’on se dit « mais bon sang, mais c’est bien sûr, je connais ce style, je connais cette voix ! » Et pas qu’un peu, c’est celle de la chanteuse de Portishead ! Un premier album solo à ne pas louper donc !
Comme je ne savais pas trop laquelle vous mettre en extrait, voici la première de l’album, une de mes dix préférées !