Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Cette semaine, je bosse de nuit (comprendre 20h-4h), ce dont, je pense, vous n’avez certainement pas grand-chose à carrer, je vous l’accorde et ne vous en veux même pas (je suis trop bon tiens) !
Quand je quitte à 4h, je rentre chez moi (manquerait plus que je dorme sur place, pas fou non), je regarde mes mails, réponds à mes centaines de coms sur mon blog (oui, bon, peut-être un peu moins, ça va hein) et fait un rapide tour de la blogosphère (ce qui, à cette heure tardive, ou « tôtive » ça dépend, ne me prends guère de temps).
Entre 5h et 5h30, je me glisse enfin sous les draps de soie de mon grand lit à baldaquin que surplombe le miroir vénitien du plafond. Là, je saisis Teddy dans mes grands bras musclés (Teddy, c’est mon ours en peluche. Je… En fait… Vous… bref !) et sombre avec plaisir, malgré mon hétérosexualité, dan les bras de Morphée (quel vil tentateur celui-ci). Dès lors, je sais que quelques heures, parfois quelques minutes, plus tard, deux alternatives sur lesquelles je n’ai aucune façon d’interagir s’offriront à moi : le bien et le pas bien !!!
Bien :
Un rayon de soleil vient me sortir de mon rêve. Dommage, j’étais avec ma zamoureuse sur une plage de sable fin d’une île déserte des Caraïbes, nos corps à demi-nus offerts au soleil, nos pieds léchés par une eau limpide et chaude. Nos regards se sont croisés et de sa voix la plus sensuelle m’a supplié « oh oui, prends moi… à la hussarde !» A la hussarde pour elle et à la raclette pour moi, nous avons mangé nos pizzas face à l’océan, le pied !
Le retour à la réalité s’effectue en douceur, le bruit des vagues remplacé par le chant des oiseaux sur le bord de ma fenêtre, me tire de ma douce torpeur. Un de ces volatiles chante plus fort que les autres, c’est un ouyouyouille, et comme le dit le dicton « ouyouyouille au matin, soleil jusqu’à demain » ; la journée s’annonce donc bien !
Une fois ma petite demi-heure de gym du matin effectuée, je file à ma boite aux lettres. Rien d’inhabituel : une lettre d’un fidèle lecteur anonyme qui dénigre mon blog, et quelques dizaines de lettres de fidèles lectrices qui me demandent en mariage. Classique. Sous cet amas de papier (dégageant de fortes effluves de Channel n°5), j’extirpe le journal du jour. En une de l’Union, j’apprends la démission du premier magistrat vitryolé…
De retour à la maison, un paquet déposé sur le rebord de ma fenêtre attire mon attention. Dedans il y a quelques croissants frais et autres pains au chocolat, dessous le paquet, une baguette de pain encore tiède. Je me fais un grand mug de café, celui qui a fait ma réputation aux quatre coins du monde. Pendant qu’il coule, je prépare des tartines beurrées avec confiture de griotte, de fraise et d’orange-cannelle, entre autre.
J’avale mon petit déj’ en lisant mon journal. J’y apprends que des terroristes ont fait exploser Vallou, je suis en chômage technique pendant une semaine. Bon, une fois le copieux repas englouti, je n’ai plus qu’à préparer mes affaires et m’en aller rejoindre ma zamoureuse pour une semaine ! J’en suis à cette réflexion quand mes chats déboulent dans le salon.
Comme à leur habitude Quinquin, Cliff et Toubab (Tertone est en vacances, je ne l’ai pas vu depuis au moins deux mois) se postent en face de moi et attendent mes instructions. Je charge Quinquin de l’aspirateur et de la serpillère, Cliff s’occupera du linge, de la vaisselle et du lit ; quant à Toubab, je lui demande juste de se barrer, se barrer loin, il obtempère…
Moi, pendant ce temps, je m’enferme dans la bibliothèque avec l’ordi. Je vaque à mes occupations, alternant la lecture de (bonne) bd et le surf sur la blogosphère ; et ce jusqu’au soir, à l’heure de rejoindre Teddy et Morphée, je dois me coucher tôt, demain je prends le train…
Pas bien :
Je me lève, et je te bouscule, tu ne te réveilles pas, comme d’habitude ! Faut dire, avec le bordel que tu as claqué cette nuit, Quinquin, aucune raison que tu bouges, tu dors, TOI !
Une fois ma clope du matin grillée, je file à ma boite aux lettres. Rien d’inhabituel : quelques factures, quelques rappels d’impayés et dessous les araignées et autres perce-oreilles qui squattent l’endroit, le journal, que des nouvelles dont je n’ai rien à carrer. Classique. Et merde…
De retour à la maison, la faim se fait sentir. J’ouvre le frigo « et merde » merde… erde… erd… erd… l’écho se répète dans le réfrigérateur vide, à l’exception de quelques blisters de fromage à raclette bien sûr ; mais la raclette, au p’tit déj’, suis pas fan ! On verra ça ce soir, sauter un repas, ça ne peut qu’être bon pour ma ligne.
Les chats réclament leur pitance à corps et à cris, m’enfin surtout à grands coups de miaous intempestifs. J’ai beau leur expliquer que ça ne peut pas être mauvais pour leur ligne, eux, ils s’en branlent de la ligne : ils ont faim et c’est tout ce qui compte ! C’est dingue, il y a plus à manger pour eux que pour moi dans cette turne ! Mais bon, même leurs croquettes commencent à se raréfier dans le sac, je n’échapperai plus longtemps au pèlerinage dans le temple de la consommation, Saint Leclerc, priez pour nous… et merde !
Je me fais un café en guise de p’tit déj’. Comment puis-je me démerder pour que mon café soit de plus en plus dégueu à chaque fois ? Bof, avec un peu de lait et beaucoup de sucre, ça peut passer… En fait non, ça passe pas. Et merde…
La vaisselle s’entasse, les poils de chats maculent le moindre centimètre carré de carrelage, chaque dossier de chaise est un mini-dressing à lui seul. J’ai bien envie de me taper un peu de ménage, mais il me manque quelque chose pour se faire : le courage ! Bof, on verra ça ce week-end, je suis seul et je n’ai rien prévu de faire, ça m’occupera.
Et puis plutôt que faire du ménage et tout ranger, il serait plus judicieux de commencer à faire des cartons en vue du déménagement et de nettoyer ensuite, ça éviterait de faire le travail deux fois ! Oui mais je veux faire ça dans l’ordre, commencer par les bd, or, je n’ai pas de PETITS cartons, et lors de mon précédent déménagement, j’ai très vite assimilé qu’il me fallait éviter de faire de GROS cartons de bd !
Fort heureusement, il y a un point commun entre les deux : le bain bien chaud rempli de mousse avec de la bonne zik à donf en fond sonore ! D’ailleurs, je vais y plonger de ce pas…
A demain, pour un papier plus cout cette fois !