Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Salut à vous, fidèles lecteurs ! Comme promis, je vais vous narrer mon périple depuis le samedi 12 juillet (et un, et deux, et trois zé-ro), jour de mon départ…
Bon, déjà, il faut savoir que la veille, j’étais passé faire mes adieux (ou tout du moins mes au revoir) au kinderarium (et coller quelques dernières tôles aux fléchettes), ce qui fait que lorsque FLB s’est pointé à une heure nocturne (parce que pour moi, à 6h30, c’est beaucoup trop tôt pour dire « matinale ») j’étais encore un peu endormi… Mais bon, un bon café et il n’y parut plus rien, nous pouvions commencer à œuvrer tous les six (lui, moi et nos quatre bras musclés) ! Nous fumes rapidement rejoint par Patur (après une nuit de garde, respect) !
Au bout d’une heure, j’ai lâchement abandonné mes compères (histoire de faire mes derniers cartons) et déjà une angoisse se profilait à l’horizon : le camion (10 mètres cube) ne sera jamais assez grand…
Vers 14h nous avons été rejoins Patur et moi (Flb nous avait déjà abandonné, « apéro dinatoire » oblige) par le Grand Corps Moisi. Je tiens d’ailleurs à nuancer les propos de Flb… Effectivement, ce p’tit salopard de Vinche ne m’a pas accompagné jusque mon nouveau logement (pour une raison franchement douteuse, une raison de sportif, y’a pas pire) mais Patur et lui ont fait TRES fort !!! J’étais sûr que jamais tout ce que j’avais à prendre ne tiendrait dans le camion, ils ont fait en sorte que si !
Bon, sans vouloir leur ôter le moindre mérite (ils m’ont trop épaté pour ça), il faut dire que j’avais oublié de prendre pas mal de trucs (genre bouteille de gaz, aspirateur, vélo, putain de table basse de merde, ETC.). Toujours est-il que sur les 10 mètres cube, je pense qu’il n’y en avait pas loin de 9, 5 d’occupés par tout mon bazar, même les sièges étaient mis à contribution, BLIN-DES ! Comme l’a d’ailleurs signalé Patur, il fallait s’y mettre à trois pour claquer la porte…
Vers 17h30, le camion était plein, plus qu’à aller mettre du carburant (et accessoirement passer au Mac Do) avant de décoller.
- premier constat à peine au volant : je pense être largement au dessus du poids autorisé, ça va pas être triste à piloter cet engin sur « à peine » 800 bornes…
- deuxième constat : 115€ le plein, j’ai senti une larme couler sur ma joue quand j’ai tendu les tunes au vampire à la caisse…
- troisième constat : quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi il y a une barrière pour limiter la hauteur à la sortie du parking de l’inter et pas à l’entrée ? Moi je sais pas… le camion non plus, mais lui s’en souviendra du coup !
19 heures, les pleins effectués (le réservoir du camion et le mien), j’entamais une petite sieste de 2h30 avant de prendre la route… c’était sans compter sur mon réveil perso ! 21h, coup de fil de Flb qui me demande comment se passe la route (parce qu’en fait à la base je devais partir vers 16h, mais ça s’et vite révélé trop court comme horaire). Sieste achevée, du coup je trace !
22 heures, départ de Maisons-City. L’arbre à côté du portail a changé depuis que je suis allé à l’essence, ses branches se sont déplacées. Moi, je n’y prête pas attention, le camion, lui, s’en souviendra…
5h30, petite pause à Clermont Ferrand. (7h30 pour faire 450 km, vous avez déjà vu « le salaire de la peur » ? Je jouais Mario / Yves Montand). En guise de petite pause, j’ai quand même tapé un somme d’une heure, j’vous raconte même pas les courbatures au réveil tiens !
10h30, j’arrive ENFIN à destination (5h pour 350 km, le salaire de la peur j’vous dis). Fait notable sur le parcours, j’ai emprunté le fameux viaduc de Millau ! Là par contre, si le camion ne s’en souviendra certainement pas, ce n’est pas mon cas ! Ok, c’est super beau, mais 11€ pour franchir un pont de 3,2 km, bonjour l’arnaque !!!
A peine arrivé et premier souci : comment monter un congel, un frigo et ce genre de choses pesantes avec seulement mes bras et ceux de ma frêle amoureuse ? Heureusement, on peut toujours compter sur les vitryolés ! De mails en coups de fil par l’intermédiaire de Babou et Flb, toujours lui (sur qui je compte faire un papier d’ici peu d’ailleurs, c’est vraiment le moins que je puisse faire) nous avons eu une aide providentielle : celle d’Alain Lacoine et de son gendre ! Quand je pense que les vitryolés auraient pu avoir comme maire un homme compétent et d’une telle gentillesse, je les plains tiens…
Une grosse heure aura suffit à tout décharger (encore merci à Alain sans qui c’eût été im-pos-si-ble), avant de pouvoir se reposer… naaan, j’déconne, avant de reprendre la route en direction de chez les parents de ma zamoureuse afin de reprendre quelques meubles. Et hop, c’est reparti pour 300 bornes !
N’allez pas penser que je faillotte parce que « belle-maman » est une fidèle lectrice (preuve que c’est une personne de gout), mais j’aime bien rendre visite à la zamoureuse’s family, l’accueil y est aussi agréable que la cuisine, c’est dire !!! Et comme je suis sympa, je leur ai même donné une leçon de tarot gratuite, suis trop bon tiens ! Gniark gniark gniark (rire vachement qui fait peur limite diabolique… mais un brin moqueur quand même hein, faut pas déconner non plus). Et après mon éclatante victoire cette petite partie, j’ai fait un truc génial : J’AI DORMI !!!
Le lendemain (lundi matin si vous avez bien suivi), on recommence : 300 bornes dans l’autre sens ! Un arrêt à l’ancien appart de ma zamoureuse (histoire de charger un peu plus le camion, mais cette fois la place ne manquait pas) et déchargement au nouvel appart. Vers 16h tout était monté, un peu de rangement et de nettoyage et à 19h je pouvais entamer une petite sieste avant de… repartir !
21h30, nouveau départ, direction Vitryol cette fois. Re 800 bornes, re 11€ (p’tain les vaches quand même), re petite pause (à Somessous, c'est à dire à environ 20 bornes de chez moi de mon ex-chez moi, mais j’étais trop mort pour continuer, gros manque de caféine en fait) et arrivée à Maisons-City vers 5h30 (8h pour faire 800 bornes, y’a pas à dire : le camion roule mieux à vide que chargé à bloc). Une petite demi-heure de pause au manoir, juste le temps de câliner mes chats (qui me manquent terriblement eux aussi) et je suis reparti à Vitryol histoire de rendre mon compagnon de voyage à 4 roues et d’aller chez mes parents qui partaient le matin même en vacances non loin d’où j’habite à présent.
A six heures et quelques je repartais pour quelques heures de route, mais en dormant à l’arrière cette fois !
J’arrête là ! Au prochain épisode, je vous parlerai de mon nouveau quartier, toute une histoire encore…