Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Salut…
L’après midi d’hier ne fut (pourtant) pas mauvais : j’ai réussi à reposer un interrupteur, une prise de courant et les baguettes dissimulant tous ces fils courant un peu partout ! Le challenge était pourtant de taille, vue mes maigres compétence en électricité (c’est limite si je ne coupe pas le courant pour changer une ampoule) ! Mais au moins, ça, c’est fait ! Le meuble multi-cases (monté avec soin par ma zamoureuse), qui va accueillir nos bandes dessinées d’ici peu, est enfin à sa place, contre le mur où j’ai exercé mes talents d’électricien…
C’est en fin de journée que ça a commencé à se gâter…
La nuit s’est déroulée sous les mêmes auspices… Le stress ? La fatigue ? Toujours est-il que j’ai passé une sale nuit, longue certes, mais pourrie…
Le réveil ne fut guère plus reluisant…
L’après midi ne s’annonce pas meilleur. Déjà je suis prostré dans le fauteuil à écrire ce papier totalement inutile au lieu de remplir le dit multi-cases, la faute à un manque de courage flagrant accompagné de je ne sais quoi… Je n’en bouge que lorsque mon téléphone me réclame son chargeur à grands coups de bip-bip stressant. Alors je me lève, refait le tour de l’appart pour la ixième fois pour trouver ce putain de chargeur, sans succès, et m’affale à nouveau…
C’est dans un état de ce genre que j’aime écrire, que je m’y sens poussé. Mais pas là. Je suis spectateur de ces phrases qui s’enchainent, ces quelques lignes m’apparaissent soudainement désuètes, dépourvues du moindre intérêt…
Putain de chargeur de merde à la con ! Il n’est ni dans un de mes sacs, ni dans ce qui me sert de chevet en ce moment. Là au moins, j’y ai retrouvé les empreintes en pate à sel de main et de pied de mes p’tits monstres. Elles sont toutes petites, plus de deux ans d’âge, et peintes avec un « certains style »…
Je pourrais me dire que c’est cool, que d’ici quelques jours je reverrais mes potes, mon meilleur pote fête son anniversaire et l’union avec sa zamoureuse. En plus de vingt ans de « vie commune », je ne me souviens pas avoir loupé un de ses anniversaires ! L’année dernière, j’étais même invité à une soirée, je me suis tiré en plein milieu pour pouvoir assister à la sienne ! Un couple de blogueurs va également se dire oui pour le meilleur (pour le pire, on oublie) ; une occasion de revoir tous les blogueurs vitryolés !
Parler à des gens… des VRAIS gens, pas des collègues de boulot ou des commerçants, non, des gens avec lesquels j’ai tissé des liens, des liens dont l’absence se fait quelque fois ressentir, quand j’ai envie de parler (c’est rare, mais ça arrive, aujourd’hui par exemple)…
Et le manoir, est-il toujours debout ? La pizza-raclette en sera désormais exclu (arrivé à 77kg, il serait dommage de retrouver ce que j'ai perdu). Le calme ne va t-il pas me peser maintenant que je me suis habitué à l'agitation et le côté pratique de la "grande ville" ? Mon lit quant à lui sera obligatoirement trop grand, comme avant...
Ni dans le frigo, ni dans le bac de linge sale. Mais qu’est-ce que j’ai pu donc en foutre nom de Dieu !!!
Je vais revoir ma famille. Petite famille, certes, mais ça va me faire plaisir de revoir maman H@ns et papa H@ns. C’est quand on est loin que l’absence prend tout son sens. Avec eux non plus, je ne me suis jamais montré très bavard, je n’y suis pour rien, c’est ma nature, je suis comme ça. Ce qui n’empêche pas les (profonds) sentiments bien sûr ! Dans ma famille je compte aussi Cliff et Quinquin ; vont-ils seulement me reconnaître… ?
Ma famille compte également deux êtres d’exception : mini-H@ns et H@ns junior. Deux mois que je ne les ai pas vu, deux mois que je ne les ai pas pris dans mes bras, que je ne les ai pas embrassé, que je n’ai pas joué avec eux… Tinou porte des lunettes maintenant, j’aimerais bien voir la tête qu’il a avec, autrement que sur des photos… J’aurais bien aimé que sa mère me le dise, mais bon, ce n’est pas bien grave, il y a plus important : la semaine prochaine, c’est la rentrée ! J’espère pouvoir les emmener à l’école…
Tiens, c’est quoi ce fil qui dépasse de ce carton ? C’est lui, c’est bien lui ! J’en ai la larme à l’œil…
Oui, je pourrais me dire que c’est cool de revenir sur ma « terre natale », mais il y a un mais… Le temps que je passerai « en haut », je le passerai loin de celle que j’aime, « en bas ». C’est sûr qu’entre les célébrations de ce week-end, le suivant que je passerai au pressoir, celui d’après où j’attaquerai les vendanges, le suivant où je les continuerai et encore le suivant qui devrait en marquer la fin, je n’aurais pas le temps de m’ennuyer. Entre temps, bonheur suprême, je verrai mes enfants. Je ne sais pas encore si je re-signerais en tant que « patatier » cette année. J’ai également un rendez-vous TRES important le 07 octobre, mais entre-temps (et si mes finances le permettent) j’espère redescendre…
...non, en fait même si elle ne me le permettent pas !
Je suis venu ici pour vivre avec quelqu’un, pas pour en être séparé à nouveau pendant plus ou moins un mois. Je devine que je vais lui manquer, je sais qu’elle va me manquer, j’espère qu’elle me pardonnera cette longue absence…
16h passées, juste le temps de me déguiser en "préparateur de commande", me taper la demi-heure de route (soit 10km à peine) qui me sépare de l'entrepôt et c'est parti pour une nouvelle soirée, en solo... sans oublier d'avoir acheté mon sandwich, en paquet bleu, pas faim aujourd'hui...
Pas si désuètes en fin de compte ces quelques lignes...
Salut...