Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur !
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Après "Les inconnus injustement méconnus" hier, je remets au goût du jour une autre catégorie que j'avais un peu délaissée : mon cinéma ("tchitchaaaaaa" ajouterais-je même). J'évoque généralement dans cette rubrique les films que j'aime. Là, c'est un peu différent ! J'aimerais vous paler de "Délivrance", pour les puristes, et je sais qu'il y en a (peu, certes, mais quand même), en V.O. ça donne "Deliverance", ce qui, admettons le, change tout !
Au départ, rien de bouleversant, que ce soit au niveau de la production ou du casting (désolé s'ils me lisent, mais je n'aime ni John Voight ni Burt Reynolds... sauf dans le rôle que ce dernier a tenu dans un épisode d'X-files où il était vachement top, avec une B.O. signée Karl Zéro d'ailleurs, un bizarre épisode en fait). Ce film a été réalisé par le très gracieux (mouais, faut voir) sujet de sa Majesté, John Boorman (Jean le mec bourré pour les puriste) en 1972, ce qui ne nous rajeunit pas... surtout moi, qui n'étais même pas né, c'est tout dire !
Contre toutes attentes, et surtout la mienne, ce film a été un succès ! Succès qui, à l'instar de la colombienne, monta directement à la tête de Boorman qui, emporté par une certaine folie des grandeurs (Gérard Oury pour les sources), projeta d'adapter un autre roman, de Tolkien cette fois, "le seigneur des anneaux" (ou un truc dans le genre, il est assez peu connu ce bouquin en définitive). Mais les producteurs, devant le coup mirobolant du projet, l'ont tout simplement envoyé chier ! N'est pas Peter Jackson qui veut, les cinéphiles patienteront donc encore 28 ans avant d'en avoir plein les mirettes !
Ah oui, j'avais oublié de vous dire, "Délivrance" est également une adaptation d'un roman, un livre très finement intitulé... "Délivrance" ! Il est paru deux ans plus tôt (en 1970 pour ceux qui ont perdu le fil... et pour les nuls en maths aussi), sous la plume de James Dickey. Ce dernier est d'ailleurs le scénariste du film... et il l'a encore à travers de la gorge ! Enfin non, pas vraiment, puisqu'il est mort en 1997, mais gageons que s'il était encore vivant, il continuerait à avoir les boules ! Il a très mal supporté que Boorman, tout en s'appropriant son chef-d'oeuvre, y mette plus d'inventivité que lui. C'est petit, hein ?
Bref, le film :
Le scénar ne casse pas des briques (plutôt même les couilles par moment) : c'est l'histoire de quatre citadins qui décident de descendre une rivière pleine de rapides et autres dangers avant que celle ci ne disparaisse du fait de la construction d'un barrage. Mais la nature va se montrer pour le moins hostile... et pas qu'elle d'ailleurs !
On est loin de "La rivière sans retour" (Poupoupidou whaaaaaaaaaaa) ou de "Oui-oui fait du canoë", mais plus proche de "Mad Max" dans l'esprit je trouve... ce film est véritablement d'une violence inouïe !
La scène culte, et c'est par celle ci que Boorman s'est montré "novateur" est celle où l'on voit un des quatre compères ce faire violer par deux frangins dégénérés. Il est vrai que, habituellement, le rôle de la victime n'était jusqu'alors que féminin (ce qui, je vous l'accorde, n'est pas moins révoltant). Quentin Tarentino ne se cache pas de s'être inspiré de cette scène pour "pulp fiction" en 1994, dans la scène du sous-sol assez mal famé (pauvre Marsellus).
Ayant vu ce film assez jeune, ce passage m'a franchement marqué (c'est d'ailleurs depuis cette époque que je demande à mes partenaires sexuelles qu'elles imitent le cri du cochon... bref... ceci est une autre histoire)... A la réflexion, il n'y a guère que ce passage qui m'ait marqué !
M'enfin non, pas tout à fait, il y a aussi (et pas que, voir un peu plus loin) les magnifiques paysages que l'on trouve le long de la rivière Chattoga, qui serpente entre la Caroline du sud et la Georgie, là où a été tourné le film.
Un film a gros budget : 2 millions de dollars !!! Naaaan, j'déconne, c'est ridicule comme budget, du coup la consigne était à l'économie... et ce à un point inimaginable : - déjà, les acteurs n'ont pas été doublés, ils ont assuré les cascades sans doublures ; - ils n'étaient pas assurés non plus. Pas de bol pour Burt Reynolds qui s'est cassé le cul (au sens propre, "propre" au figuré par contre) lors de la descente d'un rapide, quand son canoë s'est retourné ; - certains acteurs n'ont pas été payés, comme par exemple Dickey (qui jouait le rôle du sherrif... mais il a quand même ramassé le pactole en tant que scénariste) ou encore le fils d'un des quatre personnages centraux, dont le rôle est assuré (gratuitement tant qu'à faire) par le fils Boorman ; - aucun figurant dans ce film, les autochtones ont été joué par... les autochtones, "ça coûte moins cher" comme dirait mon tonton Levy Goldenstein.
Pas mal d'anecdotes (hormis le buget "serré") ont contibué à batir la "légende" de ce film" : - à la base, Boorman désirait tourner avec Lee Marvin et Marlon Brando, mais "ils étaient tous deux trop vieux", selon la version officielle, la version officieuse prétend plutôt que les deux acteurs l'auraient envoyé chier ; - la fameuse scène du viol à été sujette à polémique... à de VIOLENTES polémiques, allez comprendre... - l'année suivant la sortie du film, plusieurs personnes ont tenté elles aussi de descendre les mêmes rapides, sans succès. Bilan : 31 morts !
Une scène surtout a marqué les esprits (le mien en tous cas) : la scène mythique du "duel" entre la guitare et le banjo ! Là, je n'ai simplement pas les mots. Donc, le plus simple, EXTRAIT :
Rendons d'ailleurs hommage au maestria du banjoïste (si, si, j'vous assure, ça s'appelle comme ça), le jeune Billy Redden (et à son faciès somme toute assez ingrat). En fait si on excepte une petite apparition dans Big Fish (où il jouait... un joueur de banjo) de Môssieur Tim Burton en 2003, "Délivrance" résume sa filmographie complète !
Certains sont obligés de s'y mettre à trois pour obtenir un résultat (presque) identique :
Certains s'y mettent aussi à trois, mais là c'est autre chose (en fait, ils ne sont pas trois les mecs, c'est une pieuvre à trois têtes en vrai) :
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Ah ben bravo tiens !!! A la limite, tu n'as pas besoin de mettre un com pour ça non plus tu sais...<br />
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Ben voilà ce qu'il se passe quand je fais preuve d'un peu de culture : ça suit pas derrière !<br />
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14/10/2008 10:07
Coucou, me revoila !Bon, ben là, je suis dans la merde ... Joli fiston ayant bien gentiment rebooté mon ordi, je ne peux plus rien voir ni écouter ! Grrrrr Je n'ai même plus de périphériques qui fonctionnent ... suis verte ... Bisoux du mardi !<br />
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dom<br />
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T'aimes pas la zik, t'aimes pas lire, t'aimes que gueuler toi ma parole !!!<br />
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Tiens, tu me fais penser à un artiste local (dont j'ai oublié le nom) !<br />
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