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Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !

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Dans la série "plus c'est long..."

Les salauds, quels qu’ils soient, Shark, E.T.A., indépendantistes champenois, vitryolés et autres, les fumiers ! Ça fait aujourd’hui plus d’une semaine qu’on n’a pas de nouvelles, aucune demande de rançon. Est-il encore vivant au moins ? Christine Betancourt est-elle sa voisine de cachot ? Rien ! On ne sait rien…

Nous en sommes contraints à échafauder les hypothèses les plus alarmantes : traite des blanches (blancs dans ce cas), réseau clandestin de prostitution, trafic d’organes ? Rien, on ne sait rien...

J’ai pris le taureau par les cornes et repris l’enquête à mon compte (je me fais peut-être des idées, mais j’ai l’impression que l’on cherche à étouffer cette affaire en haut lieu). J’ai trainé mes guêtres du côté de l’underground vitryolé à la recherche d’hypothétiques indices. Mes pérégrinations m’ont mené vers « Armando les bons tuyaux », un nanti. Un mec avec qui il vaut mieux ne pas trop plaisanter, proche de la pègre blesmoise, il serait à l’origine de pas mal de disparitions restées inexpliquées. A ce sujet, ouvrons une petite parenthèse :

(Claude François ne prenait jamais de bains mais seulement des douches ; Mike Brant était sujet au vertige, jamais il ne mettait les pieds sur son balcon ou ne se penchait à la fenêtre. Le point commun entre ses deux personnes ? Quelques jours avant leurs « accidents » ils auraient été vus du côté de Blesme City. D’ailleurs Jean Luc Lahaye et Daniel Guichard sont venus se promener par chez nous ces jours ci…vivement dans quelques jours !)

Arrivé aux portes de sa somptueuse villa sur les hauteurs de Blesme (point culminant le mont Whynot : 32 mètres), une escadrille de costards noirs m’a mené vers le maître de maison. Le « boss » profitait des derniers rayons du soleil d’une journée qui tirait à sa fin dans sa piscine en forme de bouteille de vin ; dans l’eau, une bonne douzaine de bimbos et aux abords autant de porte-flingue pas tibulaires, mais presque.

Affalé sur son fauteuil gonflable, agité par les remous que créaient les filles à demi nues en s’ébattant dans l’onde, il était uniquement vêtu d’une paire de lunettes qui lui bouffait la moitié du visage, d’une clope et d’un verre de vin (millésimé, ça va de soit)… il m’invectiva d’une manière dure mais directe :

-         T’es qui ? Tu veux quoi ? T’as trois secondes connard !

Direct, mais dur quand même ! Les « men in black » avaient déjà la main dans leur veston.

Je me la jouais gros bras, il ne faut pas plier l’échine devant les fripouilles dans son genre,

-         C’est Ephelbi Ricardo Pastisi qui m’a conseillé de venir te poser quelques questions, je suis Whynot, mon pote !

La clope s’éteint au contact de l’eau et le côte du Rhône vint un instant troubler le bleu chloré de la piscine, ma réputation m’avait, une fois de plus, précédé.

-         Je viens pour ce que tu sais et j’aime pas me déplacer pour rien…

Entre les gens de  notre trempe s’étendre sur un sujet est inutile, il m’avait compris immédiatement.

-         Je ne peux rien dire, c’est un poisson trop gros à ferrer pour moi…pour toi aussi d’ailleurs. Tu ferais mieux de laisser tomber mon gars.

-         C’est pas mon genre, tu le sais, et miss Melly, ma cliente, n’apprécierait pas je pense. Balance ce que tu sais.

-         Je risque ma peau sur ce coup là, mec…

-          …et tu crois que tu ne la risque pas en ce moment même ?

Au poker, le bluff ne me réussit généralement pas trop mal, mais là c’est un grand joueur que j’avais en face de moi…et pas de poker ! Je serrais les fesses, en me mettant une olive dans le cul, j’en aurais tiré trois litres d’huile… Silence lourd, puis il reprit

-         C’est politique, c’est tout ce que je peux te dire…

-         Qui ?

-         Ecoute je…

-         QUI !!!

-         Fouille du côté du Modem… Et maintenant dégage !!!

 

 

 

Je le savais, ou plutôt j’en avais l’intime conviction ! Il avait trop d’accointance avec certains partis politiques pour ne pas mouiller un jour ou l’autre dans un truc dans ce genre, mais de là à le faire disparaître…

Le dernier à l’avoir vu, Bruno le Mafio, me l’avait confirmé, « il était en terrasse de son tripot de prédilection accompagné, tu t’en doutes, de Miss Melly, Francisco Bailrouti Del Centro (incognito bien sûr) et Carlo Del Coursoni. Ça avait l’air de discuter sévère… » Ça, la Melly avait « omis » de me le dire ! Armando n’avait peut-être pas tort, cette affaire puait l’embrouille à plein nez…

 

 

 

Après une huitaine de jours à remuer la merde, l’odeur avait du endormir mes sens, n’empêche, j’en avais jusqu’au cou tant j’étais plongé dedans ! Cette camionnette d’EDF garée en bas de chez moi depuis trois jours, mes nouveaux voisins emménagés ce même jour (et que je n’ai encore jamais vu, jamais entendu), mon téléphone qui grésillait sans cesse, comment avais-je pu ne pas les remarquer jusque là, moi, un pro ? « Va falloir que je me mette aux bains de boue » pensais-je en référence à cette blague que m’avait raconté un ex-collègue privé, Ludo Del Vallou : «Tu sais pourquoi les vieux prennent des bains de boue ? Pour s’habituer au goût de la terre… » Pauvre vieux, ce piano tombé d’une fenêtre du troisième étage alors qu’il enquêtait sur l’affaire Clearstream, l’accident bête…

 

 

 

Je pense avoir besoin de me mettre au vert durant quelques temps, le temps que tout ça se tasse, prendre une couverture genre écrivain, comme d’autres. Si d’aventure il venait à m’arriver un « accident bête », toutes les informations que j’ai réussi à rassembler se trouvent dans un coffre numéroté à la M.I .B. (Maisons International Bank) n°6969, balancez tout à la presse, méfiez vous seulement de Gaelito Del Lunioni, il est a leur solde. Après le petit vitryolé, je ne veux pas être le prochain sur la liste…

 

 

 

Adieu,

Whynot Marlow.

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V
ereur de poste desolé
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L
Un jour, je reviendra....
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M
Oula, Whynot, On t'aura mal renseigné : Miss Melly ne traîne pas avec Francisco Bailrouti Del Centro et Carlo Del Courson !!
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B
manque juste la musique du parrain en fond de lecture...
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