Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
J’ai longtemps espéré être épargné par ce jeu à la con, futile espoir… J’aurais bien sûr pu décliner l’invitation mais comme d’une part je suis un mec vachement correct (et nanti) et que de l’autre elle provient de ce cher retraité de bdu ainsi que ce cher homme invisible masqué (dont je tairai le nom afin d’éviter toute publicité au blog hyper sympa du ramoneur masqué), je vous livre donc huit tranches de ma vie passionnante, faite d’aventure, de fornication acharnée avec de quelconques naïades de l’hémisphère sud (je commence le nord l’année prochaine, il m’en reste deux ou trois à honorer au sud), d’exploits sportifs en tout genre qui m’ont valu la une de moults magazines réservés au plus de 18 ans (voire même plus dans certains pays nordiques ; justement, on en parlait plus haut…), quelques dirigeants sud-américains me doivent également le déclin de leur dictature (« Pino », si tu me lis d’où tu es…) Voici en détail, tout ce qui n’a absolument aucun rapport avec ce qui énnoncé plus haut :
17 juillet 1974 : Je serais né 18 ans plus tôt, j’étais majeur. C’est en effet en 1974 que la majorité légale passe de 21 à 18 ans. Et ben ouais les gens, on est « culturés » ou on y est pas (moi j’y suis, et toc !). Bref, en ce jour de liesse, je vois le jour à l’hopital Sainte Anne dans un hopital en pleine jungle vietnamienne. A peine sorti du ventre douillet de ma mère où, je l’avoue, régnait un sacré bordel (j’ai toujours eut du mal à ranger ma chambre), je prends les armes et me joins aux forces belges en présence. En fait, il n’y a pas le moindre belge dans ce conflit, du coup je dépose les armes et on rentre en France.
De 1978 à 1992 : une période noire de ma vie : les études, j’ai jamais aimé ça ! Je ne m’attarderai donc pas trop sur le sujet. Les seuls « trucs » qui me plaisaient, c’était les langues. L’anglais, l’allemand, l’espagnol, le latin et SURTOUT le français (celles des filles aussi, mais n’anticipons pas, bande de fripouilles perverses)
1981 : j’ai oublié le jour précis, et vous comprendrez pourquoi en lisant : C’est mon secret le plus honteux, il n’a aucun rapport avec l’élection de l’autre là, vous savez l’ancien qui cultivait des roses et qui portait un chapeau ridicule (c’est bon, vous visualisez là ? bien, je continue). J’étais dans mes Ardennes natales et j’ai bu ma première bière, une Stella Artois si mes souvenirs sont bons, j’allais avoir sept ans… Voilà, c’est dit ! J’en ai honte, mais c’est la pure vérité (et suis prêt à essuyer les jets de pierres) : je suis ardenais d’origine, de Rethel pour être précis (et je n’ai jamais mis les pieds, ni le reste d’ailleurs, en Asie, pas pour l’instant en tout cas…)
1988 : je quitte le collège de Chalons pour entrer au P.I.C. (Pensionnat de l’Immaculé Conception, pour les non-vitryolés), c’était naze, mais au moins j’y ai fait de bonnes rencontres : un certain Bubulle, un certain Tasmanien et un certain Vinche (un futur blogueur). Bientôt 20 ans que ça dure, qu’ils me gonflent qu’ils me tapent des tunes (tout ça parce que je suis un nanti), qu’ils entretiennent ma bedaine houblonneuse, les cons ! Ils ne font pas que ça, bien sûr, en Tasmanie par exemple, la spécialité est d’arroser de bière le canapé de son hôte, pour montrer qu’on l’apprécie je suppose. J’ai découvert cette charmante tradition samedi dernier…
1992 : En juillet je sors du lycée pour la dernière fois, je me dis que la période noire est finie. C’est le cas…jusqu’en décembre ! Le premier du mois, je suis en effet incorporé (j’avais devancé l’appel pour être peinard après), j’avais également demandé à faire mes 10 mois dans la gendarmerie, j’avais un piston en béton armé (facile celle ci), normalement…mais direction Drächenbrön (orthographe libre) où j’intègre les fusillers commando de l’air (comprendre de gros gros gros tarés) pour un mois de classe avant de poursuivre cette « charmante » expérience à Toul durant neuf mois. C’est marrant, j’entends souvent des mecs dire que c’est dur, mais qu’après on en rigole. Je n’ai toujours pas envie d’en rire. Moi qui comptais parmi les plus jeunes de la base, qui n’avais jamais partagé ma chambre avec une demi-douzaine de très très gros cons (une demi-douzaine de très très grosses cochonnes, si, mais ce n’est pas le sujet du jour), j’en ai bien chié ! C’est beau l’armée, plus t’es con, plus t’es gradé. Je suis tellement intelligent que j’en suis sorti comme j’y suis rentré : aviateur de seconde classe Whynot (456 francs de solde, ça paye ni le train et encore moins les camel light)
Fin 1993 : fin de mon service (ouf), je peux enfin me consacrer à la recherche d’un boulot. J’enchaîne les petits jobs jusqu’en septembre 1994 avant d’intégrer le rayon jouets du Leclerc local. J’y resterai six ans, quel con ! L’an 2000, un cap à passer, de bonnes résolutions à essayer de tenir. Je les tiens presque toute : je n’ai certes pas arrêté les camel light, mais au moins j’ai arrêté le Leclerc (et entre nous je ne sais pas lequel des deux est le plus dangereux pour la santé…). Eté 2000, après 6 ans, je remets ma demission à l’autre connard. Ce n’est pas une insulte, c’était réellement un connard sinon il n’aurait pas tenu un Leclerc, il aurait su que l’abolition de l’esclavage date de 1848… Re-petits boulots pendant six mois (sans avoir droit au chom’du, vaut mieux être un nanti) avant de rentrer chez Vallou-vallou, où j’y suis encore, ça fait 6 ans, un autre cap ?
2000 : Le leclerc m’aura vraiment pourri jusqu’au bout : j’y ai rencontré celle qui devint mon épouse en juin 2000 (pendant six ans, un cap…). Elle m’a tout de même donné deux beaux enfants qui ont vu le jour en 2001 et 2004. Quentin et Arthur. Beaux, intelligents, gentils, tout leur père !!!
2005 : je découvre ma voie : les fléchettes ; et depuis j’explose tout adversaire qui a la prétention de m’égaler, les cons ! D’ailleurs après un an de pratique, je me hisse tout de même en 16ème de finale du championnat de France, MOI (salut mon petit Locat, spéciale dédicace… et bravo pour ton « six flèches » de dimanche, c’est fou la chance qu’on peut avoir parfois !)
2005 : l’année du bonheur…
2007 : l’année du malheur…
Voilà, ça, c’est fait ! Comme vous l’aurez remarqué, j’ai « étalé » dix et non pas huit tranches de ma misérable vie. Fallait pas me nommer deux fois les enfants (hein R.M. ?) Quant à la chaine, je la brise pour l'instant...