Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Vous savez que j'adore ça, alors commençons par ouvrir une parenthèse avant d'ouvrir ma gueule --> (Au départ le titre devait être "supplique pour être enterré sur la plage de Sète", en hommage au Maître. Mais un ami de bon conseil (j'en ai peu), en pleine possession de ses capacités intellectuelles (j'en ai encore moins) et à jeun (j'en ai un ou deux) m'invectiva d'une façon qui lui est toute personnelle : "hé, ducon, tu peux pas appeller ton papier comme ça trou d'balle !" Précisons que cette connaissance a beau faire partie de mon cercle d'amis, il n'en ai pas moins un non-nanti, ce qui explique son vocabulaire quelque peu imagé qui, je l'avoue, n'est pas digne de mon rang. Ne voulant pas prendre cet ami de haut (nanti, certes, mais bon quand même), je répondis donc sur le même ton, "et pourquoi donc je te prie, jeune effronté (et toc, dans les dents) ? Ben déjà c'est pas de toi, c'est déjà pris, et en plus ça n'a aucun, mais alors aucun rapport avec le texte qui suit, sois pas con... Constatant qu'il n'avait pas tort, au contraire, je dus me résoudre à modifier mon titre sans pour autant oublier de remercier mon ami, "enculéééé ! " refermons cette première parenthèse, juste là --> )
Au volant de ma série 9, je suis quelqu'un de relativement courtois, même s'il m'arrive parfois d'écraser un lapin, un piaf ou une petite vieille (nul n'est pas à l'abris d'un petit écart de temps en temps), jamais une grossierté ne sort de ma bouche (au demeurant vach'ment sexy), Dieu et ma maman m'en gardent !
MAIS, le voilà le "mais" tant attendu, il n'y a guère que dans un cas précis, à un endroit également précis et à une heure elle aussi précise, que mes nerfs, mis à rude épreuve, ont tendance à lâcher. C'est à partir de cet endroit que les choses se gâtent :

Généralement (par exemple Köenig, pas mal celle ci, non ?) je passe à cet endroit pour me rendre à un quelconque apéro (quoique l'expression est assez mauvaise, il n'y a pas d'apéro quelconque), en ville ou au boulot ; c'est sur ce dernier point que je m'attarderai. Je suis quelqu'un de très à cheval (comme dirait Gaston*) sur la ponctualité... surtout pour l'apéro, pour le boulot un peu moins ! Quand je me pointe sur ce rond-point il me reste généralement à peine cinq minutes pour rejoindre Vallou-vallou. Quelque soit l'heure, 3h55, 11h55 (là c'est le pire) ou 19h55, je suis toujours confonté au même problème : les routiers...
Attention, j'ai été bercé par la douce voix de feu Max Menier (qui nous a quitté le 23 mai dernier, il est mort comme je suis né : cancer. Je suis du 17 juillet) qui assurait que les routiers sont sympas. Ben...pas tous en tout cas !
Pour ceux qui ignorent les règles élémentaires du permis de tuer, oups pardon, je voulais dire de conduire (vous aurez rectifié, bien qu'un certain rapprochement puisse néanmoins être fait), il faut savoir que les panneaux en place indiquent que les transporteurs routiers doivent rouler à gauche pour, arrivés à la porte du pont, tourner à gauche, avouez qu'il y a là une certaine logique, non ? Or, moi, je vais tout droit à cette dite porte, je dois donc rouler à droite (là c'est un peu moins logique, mais c'est comme ça !)
La preuve en images :




Je te rapelle, garçon, qu'il ne me reste que cinq minutes pour être à l'heure, et au niveau des horaires, chez Vallou, ils sont encore plus à cheval, garçon (nulle celle ci), que moi. Donc vers 3h55, je m'autorise un léger dépassement de la vitesse autorisée en ville, tant il est vrai que les petites vieilles ne traînent pas les rues à cette heure indue (sauf les petites vieilles qui ferment leur bar de nuit, mais je n'ai malheureusement jamais réussi à la buter celle ci). Je me place donc sur la voie de droite, et lance la 9 à fond de quatrième (60-65 km/h à peu près) et ça loupe pas : il faut TOU-JOURS que je trouve un camion devant moi ou, plus souvent encore, deux camions l'un à côté de l'autre qui me coupent dans mon élan. Résultat, je suis à la bourre...
Patient, mais un peu irrité tout de même, j'attends donc sagement que l'on arrive à la porte du Pont pour que, abruti, le routier s'apperçoive de la bourde et ne décide de se rabattre sur la voie de gauche (certains mettent même leur clignotant, mais ça reste des cas isolés). C'est à cet instant que, comme possédé par une quelconque entité diabolique, je me mets à proférer les pires insultes qui soient (con...., enc..., fils de p..., pianiste, ramoneur, etc.)
Et encore, ça c'est quand je suis calme... Une fois, certainement plus à la bourre qu'à l'accoutumée, j'en ai même poussé un au cul ! En même temps, le char Leclerc a été construit sur une base de R9, je n'ai donc rien à craindre, le camion, par contre...
La semaine dernière, face à la même situation que d'habitude, aucun son n'est sorti de ma bouche ; je suis resté stoïque et ai laissé le soin à "Titine" de régler l'affaire, et elle s'est lâché ! Appels de phare, coups de klaxon intempestifs (j'ai jamais bien compris ce mot, mais je le trouve classe, du coup fallait que je le place, c'est fait), zig-zags et tout le toutim. Le résultat ne s'est pas tout à fait montré à la hauteur de mes espérances, enfin, des nôtres (j'étais avec Titine). Arrivé au feu, derrière la gendarmerie, le routier s'arrête (c'est un peu une tradition quand le feu est rouge, là dessus je ne peux rien dire) et descend de son bahut.
Vous voyez Hulk Hogan ? Enlevez lui les cheveux, mettez les lui sur la poitrine, ajoutez quelques muscles, et vous avez mon routier... Sans en venir aux mains (j'évite avec les mecs plus balèzes que moi, ce qui est tout de même assez rare à trouver), nous en sommes tout de même venus aux mots. Un festival ! Heureusement, un gentil monsieur est intervenu et m'a même invité à le suivre, invitation que je ne pu refuser, l'attrait de l'uniforme sans doute...

Et je ne vous parle même pas du bordel qu'il y a dans l'autre sens.... (Les vitryolés savent (trop) bien de quoi je veux parler, les autres n'ont qu'à venir découvrir notre charmante Cité Rose et ses abérrations routières) Vous savez, quand vous partez de la porte du Pont pour rejoindre la N4 ? Cest pourtant bien indiqué cette fois encore que pour rejoindre Paris, il faut emprunter la voie de gauche :

Et ben là aussi, ça loupe pas ! Arrivés au feu du collège des Indes, les abrutis serrent, accélèrent comme des malades ou, au contraire, freinent comme des cons. Lisez les panneaux, bordel ! Et je ne parle pas des blaireaux, un A rouge au cul, qui se croient à Magnicourt...

Bref, désormais en voiture, je suis quelqu'un de courtois ET calme... Mais qu'on ne vienne pas me raconter que TOUS les routiers sont sympas, non, comme dirait le poête, dont je partage l'avis, y'en a des biens, c'est tout...
* la personne qui aura compris cet excellent jeu de mot (bien pourri) gagnera, hormis mon respect, un cadal (un cadal, des cadeaux) !