Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Comme je vous l’avais dit hier, je vais vous expliquer (assez sommairement, rassurez-vous) le rôle qui fut le mien ces derniers jours ; figurez-vous que j’étais « patatier », vocable inventé par mes soins. Pour se faire, je cède la parole, ou plutôt le clavier, à celle qui connait le mieux la patate, la princesse Vicky (fille du regretté Vico, le roi de la pomme de terre)…
- Bien le bonjour à vous, chères blogueuses, chers blogueurs ! C’est un honneur de pouvoir m’exprimer sur un blog aussi magnifique que celui-ci…
- Je vous remercie majesté, tout l’honneur est pour moi, et surtout pour mes fidèles lecteurs !
- Vous êtes trop aimable cher Whynot, trop modeste aussi ! Bref, chers tous, j’espère que vous avez la patate (on peut être une tête couronnée et avoir de l’humour tout de même, non d’une renoncule !)
- (Putain, c’est pas gagné) euh…si on en venait aux faits, sans vouloir vous brusquer votre majesté…
- Excusez-moi, je m’égare ! Sans flagornerie aucune, je tiens à souligner le travail exceptionnel qu’a fourni monsieur Whynot pendant les quelques jours que dura cette campagne. Le sérieux et la dextérité dont il a fait preuve furent tout simplement extraordinaires ! J’avoue pourtant que, quand je l’ai vu arrivé au volant de sa voiture toute naze, j…
- Je vous demande pardon ?!
- Ben oui, on peut pas dire que ce soit un carrosse votre vieille guimbarde !
- Vous connaissez le « avant-après », votre altesse, cette superbe rubrique inventée par ce cher Bdu ?
- Non, ça consiste en quoi ?
- Vous allez voir, ça va vous plaire ! Mettez-vous là s’il vous plait. Voilà, très bien, ne bougez-plus… Neu-neuf, fais ton office !
AVANT :

APRES :

Voilà, ça c’est fait (faut pas faire chier mon coupé sport, elle est suceptible ma titine) ! C’est donc moi qui vais m’occuper de l’explication…
En fait, patatier, ça consiste à trier les patates ! Un jeu d’enfant me direz-vous, pas tout à fait vous répondrai-je, quoique… A la base, c’est vrai que c’est pas hyper compliqué non plus : des mecs récoltent des pommes de terre dans leurs champs (précisons qu’à l’inverse des pommes, les pommes de terre ne poussent pas sur les arbres, mais dans la terre, d’où leur nom, bande de sots !), les bennent dans…ben dans des bennes quoi (de plusieurs tonnes, une dizaine environ), et les vident sur un long tapis roulant. Voilà.
De chaque côté du dit tapis se trouvent huit patatiers, le but du jeu est d’éliminer tout ce qui n’a pas la place dans le silo à patates, c'est-à-dire : les patates coupées, les pourries, les difformes, les vertes (les pas mures quoi) et même les bleues ! Si, si, c’est possible, à l’instar des oranges, si chères à hergé (sans h majuscule), les patates peuvent aussi être bleues. Il s’agit des « mères », le plan qui a été semé en fait. Mais il y a aussi les fanes, les cailloux et, surtout, les saloperies de mottes de terre.
Celui qui est au bout du tapis, une vingtaine de mètres plus loin, n’est pas bousculé, on s’en doute… Cette personne, qui généralement est une femme, jette de temps en temps un « intrus » qui aurait échappé à la vigilance de ces collègues patatiers. Tandis que le pauvre mec qui est au début du tapis, il ramasse un sacré paquet de merde…et ses doigts, par la même occase ! Et je vous laisse deviner qui était ce pauvre mec… Gagné, Why(patator)not !
Ben, les enfants, j’en ai chié quand même ! Vous n’imaginez pas les provocations que j’ai du essuyer de la part de ces cucurbitacées… Avant même d’être bennés, ces fiers légumes me défient du regard, genre « toi mon gars, on va te rouler ! Coupées ou pourries, on passera, on va te niquer ». Quand ils arrivent sur le tapis, les patates se mettent à hurler (pour se donner du courage sans nul doute), et croyez-moi, quand on n’a pas l’habitude, le cri de la patate peut glacer le sang des hommes les plus hardis. Mais j’ai tenu bon, malgré les tendinites qui me faisaient endurer le martyr, poussé par une haine quasi viscérale envers ce féculent de merde ! Je devais faire obstacle coûte que coûte à la lie du peuple pommedeterrien, dussai-je y laisser ma raison (et c’est pas passé loin), et vous me remercierez quand vous irez chez mac Do et que vous vous empiffrerez de frites de bonne qualité (en tout cas, y’a pire).
Mais j’avoue que ces quatre jours m’ont tué, la preuve, j'en suis tombé dans les pommes (de terre...c'est nul, je sais !) :
