Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Alors comme ça, Môssieur FLB ne se ferait pas que des copains ? Y'a pas de raison, moi aussi !!! Pour se faire, petit retour en arrière, à midi, hier...
Midi, la cloche sonne (c'est une image, il n'y a pas de cloche à Vallou) ça marque le début du...WEEK-END...et il s'annonce sympa ! Au programme : quelques tâches bassement ménagères (j'ai accordé quelques jours de repos aux domestiques, je suis trop bon), un papier à écrire et à mettre en ligne et je file passer la soirée avec miss Whynot (qui est consciente de la chance qu'elle a : cottoyer un homme extraordinaire comme je le suis, ce n'est pas donné à tout le monde...)
Bon, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça le devait... 13 heures, le ménage est fait, les chats ont mangé, la machine à laver tourne, je peux me mettre peinard à la rédaction de mon papier du jour ; je ferai la vaisselle juste après.
Petit changement de programme : Miss Whynot m'appelle et me demande si je peux préparer le repas de ce soir, elle quitte relativement tard et il y a deux convives de plus à table... Pas de souci, plus on est de fous... La cuisine étant un des (nombreux) domaines où je word j'excelle, je vais une fois de plus le lui démontrer grâce à un petit plat chinois dont j'ai le secret (mais pas le nom, c'est impronnonçable). Il faut juste que je passe quelques minutes me ravitailler en produits frais chez Leclerc (bel oxymore n'est-il pas ?) et trouver une idée originale pour une entrée...originale !
Je suis dans les temps, il ne me reste plus qu'à mettre mes vidéos (wasuuuuuuuup), faire ma vaisselle, prendre ma douche et je peux tracer faire mes achats. J'ai oublié un détail qui a son importance : dans la cave papa Whynot s'active à renter du bois...
15h30 : j'appuie sur "mettre en ligne l'article" et avec une synchronisation parfaite mon père surgit dansd la pièce :
- Fils, je vous prie de m'excuser, mais suite à petit incident, je me permet de soliciter votre aide
- père, je suis votre obligé, veuillez me communiquer l'objet de votre requête
- putain, on est dans la merde, y'a un tuyeau qu'a cassé dans la cave, y'a de la flotte partout c'est le bordel, tu peux appeler les pompiers ou la cie des eaux ?
- merrrrrdeeeee, attends, j'arrive !
Dans la cave en effet, ce sont les grandes eaux de Versailles ! Un morceau de bois est venu heurter le mur où il y a le compteur d'eau, les vibrations ont fait céder un tuyeau et la flotte en sort avec la pression d'un puit de petrole...et elle coule sur les stères de bois que le père vient de rentrer !
On est un peu paumés et beaucoup speed ! Pas moyen de couper l'eau, on ne sait pas où est la vanne (car, bien sûr, le tuyeau qui a laché est AVANT le compteur)... 15h45, j'essaie de joindre le maire "désolé, il n'est pas là, il est dans les champs" (dans la majorité des petits village du coin, le maire est TOUJOURS un cul-terreux cultivateur j'explique la situation à son épouse "je l'appelle et je vous l'envoie", merci madame. En attendant, l'eau coule toujours...
Il est environ 15h50, j'appelle le 18. "Oui, c'est pourquoi ?" j'explique la situation, le mec me dit que ce n'est pas les pompier qu'il faut joindre mais la compagnie des eaux (Véolia pour les intimes). J'appelle donc la CGE vers 16h, "pas de problème, je vous envoie un expert, il va vous appeler, restez à proximité de votre téléphone", merci madame. En attendant l'eau coule toujours...
16h10, l y a maintenant une dizaine de centimètres d'eau dans la cave, je rappelle la CGE "madame, ça devient urgent là, il est où votre expert (qui au passage ne m'a pas reppelé) ?" "Il est en chemin, il arrive. En attendant contacter les pompier pour qu'ils viennent pomper l'eau" ah c'est pas con ça, merci madame. En attendant l'eau coule toujours...
16h15, j'appelle non pas le 18 mais la caserne de Vitryole, à qui j'explique (une fois encore) la situation, "On ne peut rien faire monsieur, appelez la CGE" "justement, ce sont eux qui m'ont dit de vous contacter pour que vous pompiez l'eau dans ma cave" "alors appelez le 18 pour qu'ils nous disent d'y aller" (?) "il faut que j'appelle le 18, pour que eux vous disent de venir ?!? Logique..." "Oui, il nous faut leur autorisation pour sortir le matériel nécessaire au pompage" Au "18" on me dit que c'est la CGE qu'il faut voir. Ah, d'accord, merci monsieur. En attendant l'eau coule toujours...
16h30, le "spécialiste" de la CGE arrive. Il tente en vain de couper l'eau, la vanne ne veut pas tourner...et c'est tant mieux ! Car entre temps le maire arrive et s'en suit un dialogue sur-réaliste :
- Vous faites quoi là ?
- je coupe l'arrivée d'eau de chez monsieur Whynot
- non, là vous coupez l'eau chez monsieur X, ce n'est pas la bonne vanne...
- Vous êtes sûr ?
- tout à fait, la vanne de monsieur Whynot, c'est celle ci
- ah ok, autant pour moi
ça m'étonnait aussi que ma vanne d'arrivée d'eau se trouve sur le trottoir d'en face à plus de cinquante mètres... De toute façon, ça change rien, ce con spécialiste n'y arrive pas non plus et appelle un collègue, efficace celui là...
17h24 précisément, l'eau est enfin coupé ! Il ne reste plus qu'à réparer la casse...et à déplacer tout le bois sec et resortir tout le bois mouillé !
17h30, "vous en avez pour longtemps à réparer ?" "non, une demi-heure environ", ça va, je suis encore dans les temps. Mon père enfile une paire de bottes (percées) et moi, qui n'ai pas de bottes, je garde mes basket en toile (puma low cat, 99€ prix maximum, il faudrait être fou pour dépenser plus...ou nanti).
18h15, je commence à avoit les nerfs
- ça n'a pas l'air d'être réparé là, si ?
- non, en fait, je n'ai pas la bonne pièce, je vais changer le compteur plutôt.
- ok, ça sera fini dans combien de temps ?
- une demi-heure environ.
- c'est ce que vous m'avez dit il y a trois quarts d'heure...
- oui mais...
- c'est bon, je vous laisse bosser.
En attendant que le "spécialiste" répare (il a appelé un autre collègue pour avoir des conseils), mon père et moi continuons à crapahuter dans l'eau super humide...et froide de surcroit !
19h15 : le bois est à sa place et la casse réparée. Je ne suis pas dans les temps. Je file chez miss Whynot, les convives sont à l'apéro. J'arrive, exténué, pas douché et limite nerveux un peu... La soirée fut tout de même agréable, rassurez-vous.
Moralité : pour les calendriers cette année, les postiers et les éboueurs seront les bienvenus, EUX !
Pour conclure, deux petites pub qui prouve que les femmes aussi ont leur place dans le monde de Budweiser...