Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Comme annoncé depuis quelques jours, à peine une dizaine, je vais vous narrer (parce que je suis un mec vachement narrant dans mon genre) ma journée de ce jeudi 6 décembre. La majeure partie du texte qui suit, n'est que de la recopie, je me faisais tellement chier malgré que j'étais très occupé, j'ai quand même trouvé le temps de noter mes impressions au fur et à mesure de la journée. Donc, jeudi 06/12 en direct (presque) live :
Figurez-vous qu'il y a quelques jours, vendredi ou samedi (pour resituer, vers le 01/12 ou le 31/11), je ne sais plus trop, je surfais allègrement sur le net à la recherche d'un quelconque site porno évoquant les auteurs romantiques inuits de la fin du XVIIIème siècle quand je suis tombé sur le site de France2. Bon, pour ne pas être venu pour rien, j'ai profité de l'occasion pour m'inscrire à un jeu tv. La dernière fois que j'avais participé à ce genre de connerie, ça ne m'avait pas trop mal réussi. A "attention à la marche" il y a quelques années, j'avais raflé un téléphone portable (limite périmé, les salauds) et 2500?, une somme modique pour un nanti de ma trempe (en plus il m'avait refilé un chèque, les cons, j'aurais préféré de la fraîche, j'aime bien avoir un peu de monnaie sur moi).
Bref, une assistante me contacte lundi dernier (le 03/12, vous suivez ?) pour que je confirme ma présence, ce que je ne fais pas... J'avais totalement oublié cette histoire moi ! Elle me rappelle le lendemain, "ok, euh... je peux vous recontacter demain ?" (j'avais encore oublié en fait)
Le jour suivant (le mercredi 05/12 donc) je pose mon jeudi et appelle l'assistante dans la foulée :
- C'est trop tard monsieur, il fallait nous contacter avant...
- je l'ai fait ! J'ai confirmé lundi ! Là, c'est juste pour m'assurer que je suis bien inscrit...
- Houlà, vous faites bien ! Sur ma fiche, il est noté que vous n'aviez pas confirmé...
- Sans déc? Y'a de ces cons quand même ! Je serai bien là, pas de problème. Allez, à demain...
Jeudi matin, départ 9h30, arrivée à midi passé. J'ai mis plus de temps que prévu du fait d'une grosse et grossière erreur : j'ai fait confiance au GPS... A 50 bornes de Panam, "la petite voix" me dit m'ordonne de quitter la N4 et de m'engager dans un patelin. Je me tâte (énorme, comme d'hab) mais pas longtemps, à 230km/h, ça défile vite et entre dans ce bled dont j'ai oublié le nom. Je tourne à gauche, à droite, vais tout droit, retourne à droite puis à gauche, etc. J'erre dans ce bled pourri pendant une vingtaine de minutes avant de me retrouver...sur le N4 ! C'est à ce moment que j'ai coupé le GPS et me suis fié à mon instinct (et accessoirement aux imprimés de "Mappy" que j'avais emporté au cas où, sage précaution !) Je trouve le studio VCF, me gare et me précipite sous une pluie battante vers le premier troquet, "la brasserie des artistes", d'où j'écris d'ailleurs ces quelques lignes... Debout au comptoir devant mon café à 2.40?, je préfère me tirer dans un autre bar où je pourrais être assis cette fois ! La suite, à la ligne.
En sortant du bistrot, j'ai remarqué un panneau indicateur que je connais ben suspendus à quelques mètres du sol, "Heineken" ! J'y cours vais d'un pas nonchalant. ça s'appelle "le bar de la sirène" ; en fait c'est un rade bien pourri. La rombière derrière le zinc tient plus du thon ou de la morue que de la créature éponyme... J'avale mon café (servi dans une tasse "douteuse") et je file en studio, la pluie bat toujours...
Il est 12h50. La première fois que j'étais passé devant le hall d'accueil, il y a environ 3/4 d'heure, il y avait quatre pèlerins vautrés dans un canapé sans âge, tout pourri. Cette fois, y'en a un paquet des pèlerins...dont moi ! Des jeunes, des vieux, décontractés, stressés à mort, des hommes, des femmes, de toutes les couleurs et de toutes les tailles ; apparemment, je suis le seul nanti.
Ah oui, j'oubliais un détail important : je passe les sélections d'un jeu présenté par Nagui, "tout le monde veut prendre la place" ou un truc dans le genre. En fait, je ne connais pas ce jeu... J'ai du en mater la fin deux ou trois fois en attendant le JT de 13h sur la 2...les jours où j'ai la 2 (mon antenne tv est très joueuse) ! Sinon, je ne mate pas les infos, JPP(ernault) me saoule comme c'est pas permis, ou alors, à la limite, sur M6...les jours où j'ai la 6 (mon antenne tv, etc.)
La suite, plus tard. La meute de "gladiateurs télévisuels" se tasse à l'entrée de l'arène. On a certainement du nous appeler, mais que voulez-vous, je ne peux pas en même temps écrire et écouter ce qu'on me dit, merdalors ! Il est 13h15, première étape : test de culture générale. Avec mes 232 de Q.I., je vais tous les pourrir !!! Allez, je "déconnecte"...
13h40. 232, c'est pas assez ! Il y avait environ une cinquantaine de questions de "culture générale". "Culture générale" entre guillemets, plus de la moitié portait sur la tv et les séries tv, du coup je me suis "un peu" planté ("un peu" entre guillemets aussi !).
On est une bonne centaine dans les gradins du studio 600.
Une fois le questionnaire rendu, on passe à la seconde étape : LA question ! On est appelés six par six (par groupes de deux) et, après les présentations d'usages, on nous pose une seule et unique question, pour voir notre réaction, notre trac ou je ne sais quoi... L' "entretien" terminé, on nous renvoie dans le hall d'accueil pour attendre que les "copies" soient corrigées.
J'espère être appelé dans les premiers, comme ça je pourrais squatter le canapé de l'entrée (qui n'est pas si pourri que ça après avoir testé les gradins du studio).
Bingo ! Je suis dans les premiers à passer, je vous raconte juste après...
14h, retour dans le hall d'entrée et reprise de mon "roman". Attention, la question qui tue :
- quel métier n'auriez-vous pas aimé exercer ?
- travailler dans le milieu hospitalier, j'ai horreur du sang, des piqûres et d'une façon générale de tout ce qui touche de près ou de loin au milieu médical. J'admire ces gens là, mais quelque part, faut être sacrément maso quand même !!!
Sourire apparemment satisfait de mon interlocutrice qui se tourne ensuite vers le mec qui passe en même temps que moi,
- et vous, vous faites quoi comme métier ?
-infirmier (et merde, me suis encore fait un pote moi !)
- (la question qui trucide) en quoi aimeriez-vous être réincarné ?
- (après trois bonnes minutes d'hésitation) en enfant, pour refaire ma vie et éviter les nombreuses erreurs que j'ai pu faire (être infirmier par exemple ?)
C'est nul comme réponse, moi j'aurais répondu un truc genre "en poêle à frire, histoire qu'on me prenne par le manche le plus souvent possible"...
14h10, je suis assis peinard...par terre ! Le canap' est déjà squatté par ceux qui sont passés avant moi. L'attente risque d'être longue... En plus j'ai un besoin urgent (et néanmoins naturel) à satisfaire depuis un bon moment et, SURTOUT, j'ai mal au Q sur le carrelage (glacé) ! Je me fais chier... Je me fais chier et j'ai mal au cul !
Histoire de passer le temps et me dégourdir les jambes (et les fesses), je suis allé chercher un peu de lecture chez un commerçant que j'ai repéré tout à l'heure (en face de "la sirène"). Bar, tabac, PMU, pizza, kebab, garagiste, pompes funèbres, tous les commerces sont réunis dans ce seul bouiboui ! C'est ce qui fait le charme des petits villages ruraux comme la Plaine Saint Denis (pauvre Denis, il doit se retourner dans sa tombe).
Cruelle déception, le choix était hyper limité : pas de Playboy, Union, Newlook, ni même un pauvre Hot Vidéo truc intéressant. Il y a bien quelques magasines dont les pages centrales ornent les cabines des routiers, mais comme je l'ai dit plus haut, je voulais de la lecture...et puis c'est pas mon genre ! Je me suis rabattu sur l'excellent Charlie Hebdo...
Quand je suis sorti de chez la non accorte commerçante, surprise : il ne pleuvait plus...non, c'est pas le mot, disons plutôt que le déluge avait commencé ! J'ai bien fait de mettre un futal blanc en coton moi...t j'ai rudement mieux fait encore de mettre un string noir en dessous !
Quand je suis arrivé dans le hall, j'ai senti la gente féminine qui me dévisageait, ou plutôt qui me "défessait", sont-elles obsédées celles ci ! En même temps, je les comprends, c'est pas tous les jours qu'elles ont l'occasion de croiser un homme beau comme un dieu, arborant des dessous sexy sous un pantalon devenu transparent car trempé (de pluie)... En fait je me suis assez vite rendu compte qu'elles n'en avaient rien à carrer, les ingrates ! Tant mieux, j'ai pu discrètement rejoindre mon mètre carré de carrelage froid...
Pas tout à fait en fait, ma plaque réfrigérante était déjà squattée, tant pis, je me suis installé un peu plus loin sur cinquante centimètres carré de carrelage (toujours aussi froid), juste à côté de mon nouvel ami, l'infirmier... Celui-ci essaye d'ailleurs de lire discrètement (mais maladroitement) au-dessus de mon épaule, j'ai horreur de ça !! Ne tenez donc pas compte des deux mots en majuscule qui vont suivre, ils sont adressés à "mon ami" : GROS CON !!!
Allez, je fais une ch'tite pause avec Charlie hebdo...
15h, j'ai remballé mon canard (et l'ai donné à mon voisin, histoire qu'il me lâche un peu), les résultats ne devraient pas tarder à être annoncés. J'ai lu l'édito de Val sur les FARCS (j'en parlais il y a peu), putain, il sait écrire ce mec !
ça commence à s'agiter devant, apparemment, les résultats vont être annoncés dans quelques minutes, je vous laisse...
15h30, ENCULéS !!! Ah ils ne savent pas ce qu'ils ratent, ces cons ! En plus, mon pote l'infirmier a été pris ! Y'a pas de justice... Je suis dans la caisse, le temps de la chauffer un peu et de programmer le GPS et je décolle
18h30, cette fois le GPS a fonctionné : j'ai programmé "maison" et il m'a emmené juste devant le kinderarium ! Pour conclure, je dirais que j'ai passé une sale journée. J'ai cramé un RTT, 4? de photo d'identité, 2? de presse et 34.42? de carburant pour rien !
Mais comme je ne suis pas rancunier, je dédie cette chanson à mon nouvel ami :
Celle-ci, je la dédie à...Whynot ! Parce que y'a pas de raison, et que tant qu'à mettre un des morceaux de ce génie, autant que je mette un autre de ceux que je préfère :