Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Ça fait désormais quelques jours que je découvre la ville où je vais vivre bientôt. Laissez-moi vous confier quelques premières impressions…
Je ne sais pas trop par quoi commencer… Par vous dire dans quel endroit je me trouve par exemple, ça me semble déjà pas mal ! Donc, je suis là : 43°36 de latitude pour 3°53 de longitude (la 8ème ville la plus peuplée de France).
Forcément, entre ici et « chez moi », il y a de nombreuses différences, à commencer par… le climat ! « Dans le sud, il fait toujours beau », ouais, ça c’est ce que tout le monde croit, principalement tout le monde du nord (car par ici, les champenois sont des gens du nord, du GRAND nord même... les lillois sont certainement apparentés aux Inuits). Sans aller jusqu’à dire que cette considération météorologique est infondée, il ne fait pas TOUJOURS beau dans le sud ! Mais bon, quand il fait beau (souvent), il fait beau ! En Champagne, quand il pleut, c’est parti pour une semaine ; ici, ça dure une journée avant de re-crever de chaud… et c’est ma foi bien agréable !
Et il y a la mer à deux pas… mais comme je n’allais déjà pas au Der (qui n’est pourtant (…) qu’à un pas), autant dire que je n’en ai pas grand-chose à carrer. En plus, je n’ai jamais pu blairer les touristes (même si, pour l’instant, moi aussi je semble en faire partie… mais c’est pas pareil d’abord !)
Ici, ça sent le sud, ce qui, en soit, ne veut pas dire grand-chose ! « Chez moi » (pour encore une courte période), ça ne sent pas le nord pour autant… Sont-ce ces pins que l’on trouve dans chaque espace vert, ces platanes qui bordent de nombreux axes ou simplement l’air marin qui flotte en ville, qui lui confère ce parfum particulier ? Je n’en sais trop rien, mais là aussi, c’est bien agréable.
Cette ville est grande (environ 60 km²) et peuplée (environ 250 000 hab.), mais on ne sent pas la pollution comme c’est habituellement le cas dans les grandes villes (allez vous promener à Angers ou à Paris par exemple, vous comprendrez mieux ce que je veux dire…). Ici les transports en commun sont écolos, le vélo et le scooter sont les moyens de transport les plus usités et comme c’est une ville estudiantine (20% de la pop.), le parc automobile s’en trouve forcément diminué, à la faveur du tram.
Cette ville est peuplée disais-je, ce qui n’étais pas le mot le plus juste à mon sens, je pense que « blindée de monde » est plus adapté à la situation. Il y a du monde partout, partout et tout le temps ; ce qui, pour un vitryolé (plus ou moins) pure souche est difficilement envisageable…
Là, par exemple, j’écris ces quelques mots depuis la « Place d’Armes locale » (comprendre « Place de la comédie »), il est environ 19 heures ; et bien je ne sais pas si vous avez eu le très bon goût de lire « les fourmis » de Bernard Werber (dont je vous reparlerai d’ici peu), mais on s’y croirait : ça grouille de partout !
La « Place de la Comédie » n’est pas si imposante, un peu la même surface que celle d’Erlon, à Reims (pour ceux qui situent). A la différence qu’ici, c’est difficile d’arpenter cette jolie place de long en large… En effet, l’espace est occupé par les nombreuses terrasses des « débits de boissons » (remarquez que je n’ai malheureusement et volontairement pas dit « troquets ») et autres restos et/ou pizzerias, pièges grossiers tendus aux touristes hermétiques à la lecture du « guide du routard »…
Mais il n’y a pas que des touristes ici (et heureusement d’ailleurs), il y a aussi les « vrais » gens… Comment vous les décrire ? Tout d’abord physiquement. Les hommes sont ce qu’ils sont, je ne suis pas le mieux placé pour m’aventurer à une description, qui ne saurait être que comparative (par rapport à moi bien sûr) ; quant aux femmes, elles sont, dans l’ensemble, jolies !
Ici, la peau se porte halée, les lunettes recouvrent une partie du visage, la poitrine est proéminente et sa naissance se laisse plus que deviner sous les hauts légers. Les gambettes sont fermes et, suivant l’âge et l’appartenance sociale de leur propriétaire, vont d’un pas léger ou assuré, voire pressé. Les femmes sont belles donc, et parmi toutes celles-ci, j’ai choisi la PLUS belle !
Voilà pour « l’à peu près description physique », je vous décrirai le reste d’ici peu ; et je crains de ne pas être toujours très flatteur à ce sujet… mais pas que ! J'ai classé les gens d'ici en plusieurs catégories bien distinctes, ce sera l'objet d'un futur papier (sinon on va encore râler pour la sempiternelles longueur de mes textes)...
En gros, ce papier n'était que le premier chapître de ce qu'on pourrait nommer "étude des us et coutumes des gens d'ici". Il y a beaucoup à dire et ça tombe plutôt pas mal : je suis un grand bavard (parfois) ! Demain (si j'en ai le temps) je vous livrerai mon sentiment quant à la psychologie "particulière" de ces "sudiens"...