Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
On a tendance à croire que ça n’arrive qu’aux autres et, un jour, la fatalité s’en mêle ! Bien sûr je savais que, comme tout le monde, je n’étais pas immunisé, mais au moins je pensais m’être bien protégé quand même…
Les analystes situent la plus grande recrudescence de ce fléau vers la fin du XXème siècle. C’est à partir de la fin des années 80 qu’il a en effet commencé à frapper de plus en plus de gens sans distinction d’âge, de sexe ou de race. A mon tour je suis atteint : j’ai attrapé le célibat ! Ce qui est rassurant, c’est de savoir que l’on n’en meure pas (sauf cas extrême), certain parviennent même à en guérir, je ne sais pas si ce sera mon cas, mais en tout cas la convalescence risque d’être longue…
J’ai mis un certain temps à m’intéresser au sexe (dit) faible ! Non pas que je me « cherchais sexuellement », mais longtemps j’ai préféré faire la teuf avec des amis plutôt que faire autre chose avec une petite amie… Puis vint la première, j’avais environ 17 ans. Je me souviens avoir été partagé entre un sentiment de méfiance et d’étonnement, « qu’est-ce qu’elle m’veut celle là ? J’lui ai rien d’mandé moi ! ». D’autres vinrent par la suite se blottir dans mes petits bras pas musclés, toutes pareilles et pourtant toutes différentes. Je suis même allé jusqu’à me faire passer la bague au doigt (et la corde au cou), une erreur de jeunesse…
Bref, depuis cette première (dont j’ai oublié le nom, si elle me lit : pardon) je n’ai jamais connu de période d’abstinence sentimentale excédent les quinze jours ; néanmoins attention, je ne prétends nullement être un tombeur, bien au contraire !
Aujourd’hui, alors que je suis dans ma troisième semaine de célibat (gulp), je m’étonne du discours de certain(e)s qui affirment que le leur est un choix. J’ai beau retourner le problème dans tout les sens, j’entrave que dalle ! Comment peut-on affirmer être plus heureux seul qu’à deux ? Le cri de ralliement de ces solitaires convaincus se résume à « mieux vaut être seul que mal accompagné ». Mouais… m’enfin vaut mieux être bien accompagné que seul, non ?
Attention, je ne passe pas une annonce matrimoniale non plus ! Je suis juste surpris par ce mode de vie de plus en plus répandu (j'ai l'impression) et nouveau pour moi, je me pose des questions (existentielles ?), je ne fais passer aucun message à qui que ce soit non plus. Donc appel aux célibataires, vitryolé(e)s ou non, quelle est la raison pour vous qui peut motiver une telle décision, vivre seul(e) ?
Je sais, on se croirait dans une émission genre « vis ma vie » « toute une histoire » ou encore « c’est mon choix », mais si vous pouviez m’aider à comprendre ce qui pousse certain(e) à choisir la solitude, je vous en serais fort grée (hou que c'est joliment dit ça) !
Jean Claude Tergal, lui, n'a pas choisi...
Le héros de Tronchet
n'a jamais eut trop de chance avec la gente féminine
Faut dire qu'il est un peu con aussi...
Extrait paru dans le 1er tome de ses aventures
aux éditions Audie (Fluide Glacial) en 1990 :
J.C. Tergal garde le moral !
