Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Alors ? Ça calme pas un peu, un beau titre emprunt de poésie comme celui-là ! Ben oui, de temps en temps je me sens l’âme d’un poète… Parce que bon, en fait, il y a plein de petits gestes, de petits trucs qui n’ont l’air de rien, mais qui nous touchent au plus profond de l’âme.
Attention, je ne parle pas du grattage de couilles au saut du lit ni du pet gras lâché en douce dans un ascenseur blindé de monde (poète que j’vous dis), non, je vous parle de ces minuscules moments de bonheur intense…et il y en a peu !
Ben figurez-vous qu’hier, la nature m’en a offert un beau en la « personne » d’une mésange ! (Décidément, elle est sympa avec moi la nature, déjà qu’elle m’a fait beau comme un dieu…) Que j’vous raconte :
Hier, alors que j’essayais de niquer ces saloperies de pieuvres contre lesquelles je ne peux rien surtout quand elles s’y mettent à quatre, les misérables ordures (pour mieux comprendre, voir ICI), voilà qu’un bruit parasite me tire de ma concentration (et croyez-moi, il en faut) !
Je me mets en pause et les chats se mettent à l’arrêt (sauf Quinquin qui n’en a généralement rien à carrer de se quoi que ce soit, si ce n’est son super fauteuil à fleurs ou sa gamelle). Les regards de mes félins (sauf Quinquin, qui continue à en écraser sévère) convergent vers la fenêtre…
Moi, pas con, je fais de même et mate vers la fenêtre. Une mésange était posée sur le bord et assenait plein de petits coups de bec à la vitre. Dans un premier temps, ma réaction fut la même que vous auriez eut, « p’tain, comment il est poli le piaf, il frappe avant d’entrer !» Mais quand je me suis dirigé vers la fenêtre (avec un certain mal, genou oblige), la bestiole s’est envolée !
Je m’effondre à nouveau dans mon canap’ et m’efforce de trouver une solution pour venir à bout de ces salopes de céphalopodes octopodidae merdiques ! A peine deux minutes plus tard, le vacarme assourdissant recommençait (ouais ben quand on joue, c’est assourdissant comme bruit). Cette fois, je me la joue fine, je ne bouge pas. Je suis resté un bon moment à regarder l’oiseau frapper à la vitre…
Pour vous le faire partager, j’ai voulu aller chercher l’appareil photo et immortaliser l’instant, mais à peine j’avais bougé que le volatile en avait fait de même… Quand il est revenu (pour la 3ème fois !!!) je n’ai pas réussi à lui tirer le portrait. Dépité, je me suis levé, ai ouvert la porte-fenêtre et ordonné à ma meute de chats de me ramener sa tête à cet empêcheur de jouer peinard !
Ce matin, sur le seuil de la porte, j’avais un oiseau raide mort… Combien y avait-il de chance pour ça ? D'après mes calculs, pas 7%, même pas 1%...
Et vous, à part les deux exemples cités plus haut, quels sont (longs, p'tain, c'est nul aussi ça) les petits rien qui vous touchent ?
Pour conclure, un titre de quelqu’un que je ne peux pas encadrer (désolé Saïmone) ! Mais j’avoue que ce morceau live acoustique de cette pouffe d’Amy Winehouse, n’est pas si mal, un peu genre Lauryn Hill. Dédicacé au tout moisi qui me l’a fait découvrir, "Vinche grand corps pourri" !