Tu es beau, intelligent, riche et sévèrement membré ? Comme moi ! Tu es donc ici chez toi, fidèle lecteur ! Tu es blonde à forte poitrine (ou même brune à petite poitrine), bienvenue aussi, fidèle lectrice !
Mes amis, il m’en est arrivée une bien bonne (façon de parler…) ce matin, laissez moi vous narrer cette anecdote :
Levé relativement tôt (par la force des choses et les miaulements intempestifs de mes chats qui réclamaient leur ronron), j’ai voulu me faire un des rares plaisirs qui me restent dans cette vie : aller lire le canard en buvant mon café. Il n’y a rien de meilleur le dimanche matin, quand je pense à ces cons qui vont courir des heures le long du canal au lieu de glander au café, ça me sidère !
Arrivé à Vitryol vers 9 heures, je me suis naturellement dirigé vers mon troquet habituel (que je ne nommerai pas vu que je ne suis pas encore sponsorisé par l’irish). Et là, cruelle déception (décidément, ça devient une habitude…) : fermé ! Mon dimanche était définitivement gâché. Alors que je m’apprêtais à regagner mes pauvres pénates, déjà arrivé sur le rond point de Blacy, je me suis dit : pourquoi, exceptionnellement, ne pas « changer de crémerie ? » Chiche ! Direction Le Maxime…
Je vous fais grâce de l’ambiance, d’ailleurs Nostalgie FM à la radio y contribue assez largement, et m’installe parmi tous ces inconnus. Je m’adresse au taulier avec assurance, pour faire croire aux autochtones que je suis un habitué, « un grand café s’il vous plait ». Là on m’apporte une tasse moitié vide (un optimiste aurait dit moitié pleine, je ne suis pas optimiste). Bien que nantis, je jette un coup d’œil au ticket : 2.60 euros, les fumiers !
N’ayant toujours pas atteint ma dose de caféine habituelle je retente l’expérience : « s’il vous plait, vous pouvez me remettre un grand café allongé cette fois ». Message apparemment reçu. On m’apporte un grand café avec au moins 3cl de café en plus, foutage de gueule quoi… un autre coup d’œil sur le nouveau ticket : 2.60 euros, au moins on ne m’aura pas fait payer les quelques centilitres du breuvage (au passage infect) en sus. Je suis du genre persévérant, « s’il vous plait, pourriez vous me mettre un café vraiment allongé cette fois ? ». A ces mots, la serveuse « tique » : « comment ça vraiment allongé ? » me demande la bougresse. « Oui, vraiment allongé, dis-je à l’insolente sans me démonter, le dernier était à peine plus rempli que le premier. Je ne vous demande pas un bol non plus, mais un grand café allongé digne de ce nom, c’est tout ! ».
Cette fois, mes désirs sont exaucés : j’ai enfin ce que je demande ! Restait à vérifier le ticket de caisse, 2.60 pour un petit café, je m’attendais à un choc pour un « vrai » grand café…et j’en ai eut un : 1.30 pour une grande tasse de café remplie à ras bord ! Le monde à l’envers je vous dis.
Satisfait d’avoir enfin pu boire mon jus, qui m’aura tout de même coûté la bagatelle de 6.50 euros, j’étais parti pour rentrer chez moi. Je sors du troquet pour me diriger vers mon coupé sport (une R9 et je vous merde) quand là, surprise : mon bar de prédilection était enfin ouvert ! Du coup je me suis fait une petite overdose de caféine en rédigeant ces quelques lignes… Et la présence de certaines m'a vraiment fait du bien en plus (salut les blogueuses !)
Remarquez, je n’ai pas perdu mon temps chez « la concurrence », j’en ai profité pour écrire autre chose qui devrait être en ligne d’ici la fin de journée (dans la mesure où je n’ai même pas pu lire mon canard, squatté qu’il était par de vrais habitués)…et qui ferait le bonheur de tout bon psy qui se respecte ! Affaire à suivre…
Dernier détail : au moment de payer ma dizaine de grands cafés à mon troquet habituel, autre surprise : je suis soit effectivement un nantis, soit trop con ! Non seulement le café d’à côté n’était pas top, et en plus ça m’aura coûté dix euros, j’ai oublié ma monnaie sur la table ! Quand on est con…
Ce cher Vuillemin est également bon client des bistrots,
comme le prouve l'extrait suivant :



ça sent le vécu, j'aurais peut être dû m'en inspirer...